POLARS,THRILLERS ET LITTERATURE

22 janvier 2018

Le vol du Gerfaut -Jean Contrucci

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 Jean-Gabriel Lesparres est un auteur français reconnu. Directeur Littéraire des Editions Fontanges, sa popularité n'est plus à faire depuis l'obtention du prix  Goncourt. Dix ans qu'il n'a pas publié de roman. Il écrit toujours mais ses écrits sont, à son sens, bien en dessous de ce qu'il a pu publier auparavant. Pourtant son éditeur insiste pour qu'une sortie littéraire intervienne rapidement. Jean-Gabriel n'osant avoué la médiocrité de ses écrits, décide à quelques jours de la transmisson aux Editions Fontanges, d'organiser le vol de ce roman intitulé "le vol du gerfaut" dont il aura pris soin de ne garder aucune copie. Manuel Botero, une connaissance, moyennent une somme rondelette s'exécute et vole l'attaché case contenant le manuscrit conformément au plan mis en place par Lesparres. Cet évènement fait pendant quelques temps la une des journaux, et au fur et à mesure du temps qui passe Lesparres pense avoir réussi son coup. 

Un jour à l'ouverture de son courrier, au milieu de nombreux services de presse et de manuscrits, il découvre l' épreuve d'un livre qui reprend exactement les mots qu'il avait employé dans "le vol du gerfaut", avec comme auteur le nom d'une jeune fille qu'il ne connait même pas. Etonnement, stupeur et déception car le plan qu'il avait mis en place n'a apparemment pas fonctionné. La guerre est déclarée.

Mon avis :

Une histoire remplie de rebondissements où de nombreux personnages gravitent autour de l'auteur Jean-Gabriel Lesparres. Milieu aisé, personnages fortunés où l'humour caustique, cynique m'a souvent fait sourire. Le milieu de l'édition parfois impitoyable est très intéressant et l'on se rend compte de la pression que peut ressentir un auteur face à la date butoir d'une remise de manuscrit. On retrouve dans ce roman ce qui fait notre quotidien : Les incertitudes de la vie, l'amitié, l'amour, l'argent. Le refus de l'échec et cette envie d'être encore et toujours le meilleur.

 J'ai trouvé cette histoire très originale, pas de temps mort, l'intrigue et le suspens sont au rendez-vous. Difficile de s'attacher aux personnages tellement hautains, mais ce qui reste le plus plaisant est la façon dont l'auteur les décrit. On se les imagine parfaitement. 

Une écriture élégante qui fait de ce roman un moment divertissant et agréable.

Quelques mots sur l'auteur 

Journaliste, critique littéraire pour Le Provençal puis La Provence, correspondant du Mondependant vingt ans, Jean Contrucci est l’auteur de nombreux ouvrages dont la série « Les nouveaux mystères de Marseille » (Lattès). Son dernier roman, La Ville des tempêtes (HC Éditions), paru en 2016, a rencontré un grand succès en librairie.
Le vol du Gerfaut - Jean Contrucci - Parution Janvier 2018 - HC éditions  - Agnès chalnot communications
 

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18 janvier 2018

Un charmant petit village - Jean-Michel lecocq

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Villecroze, petit village du var de 1600 habitants. Ses grottes, ses chemins de randonnées et son caractère médiéval en fait un endroit très attirant où il fait bon vivre enfin disons plutôt où il faisait bon vivre, car le jour où les corps sans vie des époux Loret sont retrouvés, allongés sur leur lit, leurs deux mains réunies, la sérénité de ce village si tranquille ne sera plus d'actualité. L'enquête conclue très rapidement à un suicide par empoisonnement. Les époux Loret étaient endettés et ne faisaient plus face aux dépenses générées par la construction de leurs deux gîtes, le suicide semble donc plausible. Honoré de St Fons, le maire du village a de gros doutes sur le motif de ces décès car les époux Loret n'étaient pas forcément appréciés de tous et certains auraient eu quelques motifs pour attenter à leurs vies. Il se confie à Pierre Jouve le directeur de la police judiciaire de Paris. Ce dernier, au nom de leur amitié, mandate le commissaire Théo Payardelle pour mener  l'enquête de son côté, en lui demandant d'être le plus discret possible car bien sûr cette mission est dans un cadre non officiel.

Théo Payardelle va s'immiscer dans cette petite communauté, en essayant de gagner la confiance des habitants de ce charmant petit village, de les faire parler, se confier, s'épancher.

Parallèlement le journal local le Mistral reçoit une lettre anonyme précisant que la mort des Loret est un crime et non un suicide. Le journaliste Benoit Maucolin mandaté par son rédacteur en chef vient mener son enquête sur place, et ne tardera pas à rencontrer Payardelle, leur but à tous les deux étant d'éclaircir cette affaire, il formeront un duo de choc. Pendant ce temps, les lettres du corbeau continuent à semer le doute dans les esprits. 

Mon avis : 

Ce livre est un pur régal. J'ai vraiment beaucoup aimé l'ambiance de ce village en apparence calme mais qui se réveille le jour où un évènement survient. Les langues se délient, les gens chuchotent en observant les alentours comme si ils étaient pris en faute et la vie à Villecroze devient pesante, les soupçons pèsent alors sur chacun. 

Un environnement commun à beaucoup de villages : Quelques petits commerces, la bibliothèque, le cercle des amis et ce petit bar où les motards se retrouvent et qui font pétarader leurs engins ce qui exaspère les habitants. Au fur et à mesure de la lecture, Villecroze perd de sa beauté et son cadre chanteur bien différent des cartes postales et des reportages télévisés.

Certains chapîtres relatent une ancienne affaire, celle d'un directeur d'école de Moissons qui avait dans son ordinateur professionnel des photos à caractére pornographique. Quel est le lien avec les morts de Villecroze ? Je me suis posée cette question un bon bout de temps et au fur à mesure de la lecture, tout s'est éclairé et là je me suis retrouvée face à une enquête hors du commun et pleine de rebondissements. Tous les indices révélés petit à petit s'imbriquent ensemble comme de pièces de puzzle. Une histoire complexe, un dénouement impensable.

Je découvre par ce livre son auteur jean-Michel Lecocq et j'ai vraiment passé un très bon moment dans ce petit village où quand les portes sont fermées, la vengeance, la jalousie, les rancoeurs refont surface.

Quelques mots sur l'auteur :

Jean-Michel Lecocq est originaire des Ardennes. Après une belle carrière au ministère de l’Éducation nationale, et quelques années de résidence au Canada il est maintenant installé dans le Var ou il se consacre totalement et exclusivement à se passion : l’écriture de romans policiers.

La plupart de ses polars ont pour cadre la Provence et la côte méditerranéenne dont il parvient, au fil de ses intrigues policières, à restituer l’atmosphère si singulière. Il a créé deux personnages récurrents : le commissaire Payardelle et le commandant Tragos.

Un de ses romans intitulé 24 a figuré dans la présélection du grand prix du festival de Cognac en 2012 ; un autre Rejoins la meute ! a été sélectionné pour le prix France Bleu-Page des libraires en 2014.

Un charmant petit village est son huitième roman et c’est la troisième aventure du commissaire Payardelle.

 

Un charmant petit village - Jean-Michel LECOCQ - Parution décembre 2017 - Editions Lajouanie


 

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16 janvier 2018

Polar'Osny - le 20 janvier 2018 - 24 auteurs en dédicace

 

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Polar'Osny a ouvert ses portes le 6 janvier dernier à la Mémo d'Osny. Il est consacré à la littérature policière jusqu'au 31 janvier. Des animations, des jeux et le temps fort de ce Festival sera la journée du 20 janvier au Forum des arts d'Osny.

24 auteurs seront heureux de rencontrer les amateurs de polars pour une journée de dédicace :

Armelle Carbonel, Ciceron Angledroit, Sandrine Collette, François-Xavier Dillard, Henri Duboc, Christophe Dubourg, Didier Fossey, Bob Garcia, M.A. Graff, Philippe Hauret, Jean-Michel Lecocq, Sandra Martineau, Chris Nerwiss, Gilbert Noguès, Stanislas Petrosky, Fabrice Pichon, Jean-Christophe Portes, Frédéric Révérend, Guillaume Richez, Sandrine Roy, Roland Sadaune, Jean-Louis Serrano, Danielle Thiery, Lou Vernet.

Même si vous n'êtes pas dans le val d'Oise vous pouvez participer virtuellement en votant pour le prix Osny and Clyde, le prix de votre couverture de polar préférée, sur ce lien 

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Ce festival a également mis à l'honneur 12 blogs et Pause Polars en fait partie, j'en suis bien sûr très heureuse et je serai ravie de rencontrer d'autres blogueurs et visiteurs lors de la table ronde des blogueurs le 20 janvier en milieu d'après-midi.

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14 janvier 2018

Fantazmë - Niko TACKIAN

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J'attendais avec une grande impatience de retrouver Tomar Khan et ses coéquipiers présents dans Toxique dont vous trouverez mon avis iciSi vous ne l'avez pas encore lu ne vous en privez pas, c'est un excellent polar.

L'histoire :

Comment être un bon flic quand les victimes sont aussi des bourreaux ?

 Janvier 2017. Dans une cave du 18e arrondissement de Paris, un homme est retrouvé, battu à mort.

Le commandant Tomar Khan pense à un règlement de compte. Le genre d’affaire qui restera en suspens des années, se dit-il.
Mais voilà, l’ADN relevé sur les lieux a déjà été découvert sur le corps d’un dealer albanais, battu à mort dans une cave lui aussi.
Et bientôt une rumeur court dans les quartiers chauds de Paris, celle d’un tueur insaisissable, un Fantazmë, le « spectre » en albanais, qui s’en prend à la pègre.

 Avec cette enquête troublante, Tomar Khan plonge dans des zones d’ombre où s’affronteront inévitablement son devoir et ses sentiments.

Mon avis : 

Fantazmë, ce spectre va être au centre de ce polar et rythmer toute l'histoire sans temps mort, avec un suspens grandissant jusqu'à la fin. Autour de Fantazmë" et de cette enquête vont évoluer des personnages, des phénomènes de société qui font l'actualité d'aujourd'hui : les réfugiés, les femmes torturées et exploitées, sans oublier ce retour en arrière sur les attentats parisiens de 2015. 

" Depuis les attentats de 2015 et la mise en place de l'état d'urgence, ce genre d'attaque se multipliait. Personne n'avait oublié le collègue et sa femme égorgés devant leur petit garçon de trois ans à leur domicile de Magnanville en juin dernier. Le malaise s'était répandu peu à peu dans le coeur de toute la profession. Il était déjà difficile d'exercer ce métier sereinement, mais là, ils étaient devenus des cibles, et ça débordait même sur leur vie privée. Tomar se souvenait de ce capitaine de la BAC qui s'était retrouvé avec son adresse perso inscrite à la bombe sur le mur d'une cité, doublé d'un appel au meurtre. Et puis le danger ne venait pas seulement des criminels ou des illuminés de Daesh. Après la courte vague d'amour populaire post-Bataclan, la violence contre les forces de police s'étaient accrue.On ne comptait plus les guet-apens tendus dans les cités où les crs agressés en marge des manifestations par des bandes organisées et armées. On ne voulait plus simplement s'opposer aux forces de l'ordre, on voulait tuer du flic" p.196.

Tomar est un personnage parfois borderline que l'on suit, dans ses tourments, ses cauchemars, ses hallucinations et son passé. Il se doit de mettre hors d'état de nuire "Fantazmë" cette ombre furtive qui torture, qui tue, qui se venge. Enquête complexe  pour ces flics confrontés à des bourreaux qui se révèlent être aussi des victimes. Parallèlement, cette affaire Müller qui refait surface, et dans laquelle le couteau qui était la pièce à conviction principale a disparu; Tomar y a participé à sa manière mais le temps est venu de s'expliquer. Rhonda sa coéquipière qui partage certaines de ses nuits, sera elle aussi interrogée et prête à tout pour l'homme de sa vie. 

Un polar différent qui va  bien plus loin que la résolution d'une affaire entre policiers et malfrats. C'est beaucoup plus profond, plus humain, plus attachant. Niko Tackian m'a énormément touchée car j'y ai retrouvé des passages émouvants, vécus au travers de la profession de mon conjoint , cela m'a fait du bien, m'a en quelque sorte rassurée.

J'ai pris le temps de lire ce livre que j'aurais pu dévorer en un ou deux jours. L'impatience d'en connaître la fin était certes bien présente mais pas l'envie de quitter Tomar et ses équipiers et surtout l'écriture de Niko Tackian. J'attends maintenant la suite avec une grande impatience.

Quelques mots sur l'auteur :   

 Né en 1973 à Paris, Niko Tackian s’exprime avec le même engouement au cinéma, en bande dessinée, à la télévision et dans les jeux vidéo. Il a écrit une vingtaine de films, publiés plus de trente albums de BD et réalisé le film Azad, primé dans de nombreux festivals à travers le monde. 

Après une minutieuse enquête sur le phénomène de la mort imminente, il écrit "Quelque part avant l’enfer", son premier roman et obtient le prix des lecteurs au festival polar de Cognac 2015. Suivra "La nuit n'est jamais complète" en 2016 puis il change d'éditeur et livre "Toxique", premier volet des enquêtes du commandant Tomar Khan aux éditions Calmann Levy.   

Fantazmë - Niko Tackian - Parution Janvier 2018 - Editions Calmann-Lévy 

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11 janvier 2018

Drôle de moisson - Roger Judenne

 

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L’exode ? Pour Lucien, pas de quoi abandonner la belle moisson qui s’annonce. A Verdun, en 14, il en a vu d’autres. Et puis, maintenant, la France possède sa ligne Maginot… Pourtant, un matin, c’est la panique. Le voilà contraint de partir avec sa petite famille. Objectif : la Loire, il faut franchir la Loire…

« Monsieur, monsieur… vous êtes cultivateur ? demanda-t-elle avec un fort accent du Nord.

— Oui… ça se voit pas ?

— Est-ce que vous auriez du lait ? »

Et, comme elle s’attendait sans doute à un refus, elle ajouta :

« On a de l’argent. On vous paiera le prix. C’est pour les enfants. On n’a plus rien à leur donner. »

Lucien était perplexe. Quelque chose le dérangeait dans ce spectacle de misère…

Mon avis : 

Une époque, un moment de vie de notre histoire où nous retrouvons des familles et principalement celle de René en ce temps de guerre où survivre est primordial. Nous partons dans un hameau de campagne où les hommes sont mobilisés, reste donc des familles inquiètes pour leurs soldats et dont le seul but est de survivre pour mieux se retrouver. Lucien Bailly, ancien combattant a à coeur de faire la moisson qui promet d'être fructueuse, mais sans son fils René, cela ne va pas être simple. Mais cette moisson c'est l'espoir, la renaissance après cette période d'exode, sans rien savoir du sort de ceux qui combattent. Sont-ils vivants ? blessés ? 

Les peurs, les angoisses peuplent les journées mais pour se retrouver tous réunis, il faut se battre, s'armer de courage et penser à l'avenir. Une époque où la solidarité avait encore tout son sens.

La plume de l'auteur est vraiment très agréable. Les personnages sont attachants et on a vraiment l'impression de les connaître et de ressentir leurs émotions. Un roman captivant qui relate une période difficile de notre histoire mais qui laisse place à beaucoup d'espoir.

Drôle de moisson - Roger Judenne - Parution Septembre 2017 - Editions Marivole

 

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10 janvier 2018

Le meurtre d'O'doul Bridge - Florent Marotta

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San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Mon avis : 

Michael Ballanger est un personnage meurtri et malmené par la vie. Je l'ai suivi dans ses aventures avec beaucoup d'intêret tout comme l'équipe avec laquelle il travaille. Ces coéquipiers Kim et Sean sont à mon sens les vrais acteurs de cette histoire. Kim cette ex call-girl qui souhaiterait être plus qu'une amie pour Michael et Sean, persécuté, parano mais tellement important dans cette histoire.

Une action présente en continu dans ce polar dans lequel pourtant l'identité du tueur est très vite décelable, mais c'est ce qui en fait aussi son originalité. Malgré cela, on se laisse prendre au jeu de cette histoire car l'écriture est très agréable, aucun ennui et finalement l'attachement aux personnages se crée petit à petit et l'on passe un très bon moment. Des sujets comme l'homosexualité, le racisme sont abordés avec beaucoup de justesse, la relation père fille très importante, souvent touchante aussi. La fin laisse présager une suite, tout au moins je l'espère car il y a une ambiance dans ce livre que je suivrai de nouveau avec intêret. Un beau voyage à San Francisco qui donne réllement envie d'y aller.

Si la couverture vous plait, n'hesitez pas à aller voter ici sur le site de Polar'Osny et ce jusqu'au 17 janvier 2018. Cette couverture remportera peut-être le prix Osny and Clyde grâce à vos votes.

Le meurtre d'O'doul Bridge - Florent Marotta - parution Septembre 2017 - Editions Taurnada

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09 janvier 2018

Christophe Dubourg , Qui es-tu vraiment ?

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"Les loups et l'Agneau" a été une belle découverte pour moi en octobre dernier. J'ai souhaité en savoir plus sur son auteur Christophe Dubourg qui s'est gentiment prêté au jeu des questions, avant de le rencontrer dans quelques jours au salon polar'osny.

 Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Avec plaisir. J’ai 49 ans, marié avec 2 enfants de 10 et 3 ans. J’habite près de Caen en normandie et je travaille dans une librairie - papeterie à Caen.

 Tu te qualifies de gros lecteur , c'est à dire ? Lis-tu plusieurs livres en même temps ?

Alors… je me qualifiais de gros lecteur… Mais ça c’était avant ! Avant que je ne jette un oeil sur différents groupes de lecture sur Facebook, avant que je découvre certains bloggeurs aux rythmes de lectures ahurissant ! En fait, je me suis aperçu que j’étais un “ petit joueur” !  De plus, quand j’écris, je ne lis pas. Parce que je ne parviens pas à me “mettre dedans” et parce qu’étant une véritable éponge, je ne tiens pas à me laisser influencer.  Et pour répondre à la seconde question, non, je lis un livre à la fois. Je préfère rester à fond dans l’histoire et ne pas me disperser.

 Le fait de travailler en librairie, oriente t-il parfois tes choix de lectures ?

Parfois oui, notamment pour de nouveaux auteurs que je ne connais pas encore… Je me base alors sur la couverture et surtout sur la 4ème de couverture.  Pour les confirmés, j’y vais souvent “à l’aveugle”, même s’il m’arrive de regretter certains choix de lecture après coup ! 

 La couverture d'un livre, que represente t-elle pour toi ?

Déjà, je m’attache beaucoup à “l’objet”, le support physique, et pas du tout à la dématérialisation. Pour les blu ray comme pour les livres. Je ne lis donc pas sur liseuse. La couverture d’un livre, c’est comme une affiche de cinéma, c’est une vitrine, ça doit donner envie. C’est donc extrêmement important en ce qui me concerne.  En tant que lecteur… mais davantage encore en tant qu’auteur.  Parce que… Qui n’a pas envie d’avoir un beau bébé entre les mains ? 

Tu as sorti en 2017 ton premier roman "Les loups et l'agneau" aux Editions Ravet-Anceau. Style très assuré et titre évocateur, combien de temps as-tu mis à l'écrire ?

Merci pour le style ! Assez rapidement en fait… Parce qu’il est finalement assez linéaire, ne nécessitait pas forcément beaucoup de recherches et de documentation, parce que ce n’est pas un pavé… Même si j’ai changé la nature d’un des personnages dans le second jet. Cinq, six mois en gros je pense...

L'as-tu écrit pour le plaisir de l'écriture sans forcément penser à le faire éditer ou l'idée de le publier fut comme une évidence ?

Le plaisir de l’écriture, je l’ai en moi depuis toujours. Par contre, j’avais clairement écrit “Les loups... “ en espérant très fort être édité. 😊 Il faut dire que j’avais une espèce de complexe par rapport à ça. J’avais besoin de me sentir “légitime” concernant l’écriture.  Pour ça qu’il me fallait le regard d’une maison d’édition. Le regard du “professionnel” du livre, savoir si ce que j’écrivais pouvait être publié. Et ça l’auto-édition était pour moi une impasse, même si “pour voir”, j’avais publié une nouvelle chez Edilivre en 2016.

L'année 2018 commence en beauté pour toi, tu es nominé pour le prix de la découverte au salon des mines noires de Noeux les Mines, le 11 février 2018 et tu vas très bientôt faire  ton tout premier salon le 20 janvier prochain à "PolarOsny". Comment te sens-tu ? inquiet ? impatient ?

Super excitant !  Et hyper heureux ! Et très impatient !  Mais en même temps, J’ai toujours des sentiments ambivalents concernant tout ça… Pour la première fois, je vais me retrouver “de l’autre côté du miroir” (excitant, donc) mais J’ai toujours l’impression d’être une imposture !  Et faudrait que je consulte parce que je n’arrive pas à me débarrasser de ce sentiment ! Osny… ma thérapie ?

 Devenir un "Musso" ou un "Levy" te tente t-il ? Pourquoi ?

Mmmmm… non. Alors… Bien sûr, je ne vais pas dire que je ne voudrais pas être lu par le plus grand nombre mais… honnêtement, être connu, pas du tout, j’aimerai juste écrire et être édité, que les lecteurs aiment suffisamment les romans pour que je puisse en faire d’autres !  Le reste...Pfffff… D’ailleurs, si ma femme m’avait laissé faire, j’aurai pris un pseudo. 

Quelle est la journée type de Christophe Dubourg ?

Boulot, pc, dodo !  J’écris dès que je peux, et c’est souvent en soirée. Dans le silence si possible !

Si tu avais un livre à me conseiller hormis le tien bien sûr quel serait-il ?

Hou la !!! Un seul ?? Je peux pas,  il y en a pleins !  En thriller pur et dur : “Hyenae” de Gilles Vincent chez Jigal. “Fallait pas” de Olivier Maurel chez Lajouanie. Un roman “autre”, inclassable, pas un thriller mais un “feel good book”: “ Ne sautez pas” de Frédéric Ernotte chez Lajouanie.

Quand sortira ton prochain livre ?

Pas de date précise mais normalement fin 2018

  

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Merci Christophe de t'être confié sur mon blog. A très bientôt pour ton tout premier salon "PolarOsny", le 20janvier prochain.

 

 

 

 

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08 janvier 2018

1er coup de coeur 2018 - Le Parisien

Une nouvelle année commence et avec elle toujours le plaisir de pouvoir mettre en avant un livre que j'ai apprécié

Ce mois-ci, "vices" est à l'honneur et j'irai à la rencontre de Gipsy Paladini au salon de Paris7, le 27 janvier prochain.

Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver ma chronique  ici

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06 janvier 2018

Ne dis rien à Maman - Sarah PRESTON

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Sarah 11 ans est une jeune fille timide, insouciante et qui a tout à découvrir de la vie. Pourtant en croisant la route de Bill un ami de sa mère, sa vie perdra toute quiétude et toute innocence. Cet homme va profiter de sa jeunesse, naïve et pure pour abuser d'elle. De temps en temps puis de plus en plus souvent, violemment et bestialement en lui donnant cet ordre "Ne dis rien.Personne ne te croira..."

"A mesure que les jours et les semaines s'écoulaient, ma vie avait de moins en moins de consistance. Je parlais, je marchais, je mangeais, je dormais, je respirai le même air que tout le monde, mais je ne me sentais guère plus qu'une ombre dans un monde dont je me rappelais à peine l'existence". p39

Le jour où sa mère quitte le domicile conjugal en l'abandonnant à son père elle pense que Bill ne tentera plus de la contacter, qu'il l'oubliera. Hélàs, son répit sera de courte durée car Bill ne renoncera jamais et son cauchemar continuera avec ce père qui n'hesitera pas à la mettre dans son propre lit pour la toucher et la violenter.

Envie de hurler sa douleur physique et morale, de mettre fin à cette vie, mais aussi de connaître l'amour, le vrai. Rencontrer celui qui respectera son corps, et qui l'aimera pour ce qu'elle est.  

"A l'approche de mon quatorzième anniversaire, je réalisaisque ma vie était un vrai désastre. Je ne savais pas auprès de qui ni dans quelle direction chercher de l'aide. J'étais complètement seule, dans un monde peuplé d'hommes qui avaient détruit le moindre de mes beaux souvenirs d'enfance. On m'avait rendue prisonnière d'une toile d'araignée tissée de fils de perversion et de raillerie. Tout ce que je voulais, c'était qu'on me laisse tranquille. Mais cela n'arriverait jamais". p83

Mon avis :

Un livre très bien écrit, tout au long duquel on a envie de crier, de hurler ! Comment des êtres aussi abjects peuvent ils exister, vivre comme tout le monde, se lever le matin et se regarder dans une glace sans aucune gêne et aucun scrupule?

J'en suis sortie émue, chamboulée, écoeurée aussi. L'impuissance de cette jeune fille face à ses bourreaux fait vraiment mal.

Un livre qu'il faut lire, pour toutes ces filles, toutes ces jeunes femmes blessées, meurtries face à ces violeurs d'enfance.

Sarah Preston a réussi à se reconstruire grâce à l'amour , sa carrière professionnelle et sa famille.

Ne dis rien à maman - Sarah PRESTON - Parution janvier 2018 - Editions l'Archipel

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05 janvier 2018

Polar Osny - Premier Festival dans le Val d'Oise

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