POLARS,THRILLERS ET LITTERATURE

19 avril 2018

Toutes blessent, la dernière tue - Karine Giébel

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Maman disait de moi que j'étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...

Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…


Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…
 
Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.


Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?
 
Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
                      Parce que bientôt, tu seras morte.                      
MON AVIS :                                                                                                                                                                
Tama, petite marocaine de huit ans a perdu sa mère très jeune. Son père remarié ne prend pas le temps de s'en occuper et décide de la vendre pour une bouchée de pain à une famille française. Elle pourra ainsi étudier et se préparer un avenir bien meilleur que dans son pays d'origine. Commence alors pour elle une plongée vers l'enfer.                                                             
Au sein de cette famille, elle deviendra esclave. Son quotidien : lessive, ménage, repassage, préparation des repas et surveillance du nouveau né. Littéralement exploitée, elle n'a le droit de se nourrir qu'avec les restes, se lave à l'évier et uniquement à l'eau froide. Un lit, elle n'en a même pas, ses nuits elle les passe enfermée dans une buanderie sans chauffage. Dans ce pays inconnu et sans papier impossible de se sauver.   
Les coups, les mauvais traitements pleuvent, elle souffre en silence, elle pleure, elle rêve à un avenir meilleur mais qui pourtant chaque jour se fait de plus en plus sombre. Son seul refuge, les livres qu'elle emprunte en secret pour apprendre à lire.Ils seront ses meilleurs amis.                                                                                                                                                          
Son quotidien n'est que mépris, servitude et souffrance. Les hommes la regardent, parfois la soumettent à leurs envies bestiales. Quelques personnes arriveront à éclairer son quotidien mais la violence sera de nouveau omniprésente. Violence physique mais aussi psychologique, dénigrée de tous Tama est un souffre-douleur, même un animal serait mieux considéré. Pourtant elle garde toujours l'espoir de jours meilleurs. L'espoir qu' Izri, le fils d'une de ses tortionnaire fasse un jour attention à elle.                                                                                                                                                                                                    
"Tama se laisse submerger par ses rêves, bercer par ses espoirs. Rentrer dans son pays ou même rester dans celui-ci. Mais dans une maison qui serait à elle, une maison où elle pourrait dormir dans une chambre, un vrai lit. Où elle pourrait manger ce qui lui fait envie. Manger à sa fin, tout simplement. Tama rêve d'aller à l'école, aussi. De continuer à apprendre à lire et à écrire. Avoir un vrai travail. Une vraie vie." p67                                                                                                                                
Parallèlement à l'histoire de Tama, nous découvrons un autre personnage dans ce roman, Gabriel. Ancien flic, il vit en ermite avec son chien dans une ferme isolée des Cévennes. Il souffre en silence depuis la mort de sa fille Lana en ayant une seule obsession : se venger. Sa vie va prendre un autre tournant le jour où il va découvrir une jeune femme blessée dans la grange attenante à sa ferme. Il n'appellera pas les secours, de toute façon vu ses blessures, elle succombera ou bien il la tuera. Sa décision est prise.                                                                                                                                                                             
Pendant ces 730 pages, j'ai été plongée dans l'insoutenable, l'innommable, l'impensable, l'horreur. A tel point que lors de certains passages j'ai éprouvé le besoin de lever la tête, souffler, regarder ailleurs et me dire et surtout espérer qu'autour de moi, quand les portes sont fermées, il n'y ait aucune Tama, aucune jeune fille, femme ou homme qui vivent cet enfer.             
                
Tama reste pour moi une héroïne, un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. Certains de ses actes, elle les a accomplis pour se défendre et surtout par amour. Un sentiment qu'elle a continué à ressentir malgré la méchanceté des hommes qui l'entouraient.
Je suis toujours restée sur la défensive face aux autres personnages, certainement à cause d'un épisode familial vécu il y a quelques années mais je ne peux vous en dire plus car ce serait dévoiler une partie de l'histoire.                                                   
                                                  
J'espère par ces quelques lignes vous donner envie de connaître Tama, même si mes mots, mes impressions sont en dessous de la terrible réalité. Je pense cependant que l'auteur aurait  pu raccourcir ce roman d'une centaine de pages, car j'ai ressenti un peu de flottement à certains moments, envie que cela bouge un peu plus et que la relation entre les personnages s'établisse enfin.
Je suis vraiment fan de Karine Giébel depuis la lecture de "meurtres pour rédemption", un livre qui m'a marquée, perturbée, chamboulée et que j'ai de nombreuses fois conseillé. "Toutes blessent , la dernière tue" est cependant bien différent même si ces deux romans ont en commun cette plongée dans la violence où les humains sont capables des pires actions.                   
                            
Quelques mots sur l'auteur :                                                                                                                               
Grande collectionneuse de prix littéraires Karine Giebel est née en 1971. Elle est l’auteur de Meurtres pour rédemption (collection « Rail noir », 2006), des Morsures de l’ombre (Fleuve noir, 2007) – prix Intramuros du festival de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009 – et de Chiens de sang (Fleuve noir, 2008). Pour Juste une ombre (Fleuve noir, 2012), elle reçoit le prix Polar francophone du festival de Cognac et le Prix marseillais du polar en 2012. Purgatoire des innocents (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement « reine du polar ». Après Satan était un ange (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de De force (2016), qui a rencontré un immense succès, de Terminus Elicius (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de D’ombre et de silence (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans. Les livres de Karine Giebel se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires à ce jour et sont traduits dans une douzaine de langues.
Elles assistent à de nombreux salons littéraires où les lecteurs doivent s'armer de patience dans les longues files d'attente. En quelques années, elle a trouvé son public et il le lui rend bien.
Toutes blessent, la dernière tue - Karine Giebel - Parution Mars 2018 - Editions Belfond

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18 avril 2018

Salon de lecture

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Une semaine de vacances à la Chataigneraie à Maurs la Jolie. Evidemment j'ai vite repéré le salon de lecture, même si j'avais emmené un livre avec moi et que je n'ai pas lu plus de trois châpitres sur une semaine. La danse intensive laissait peu de place à d'autres loisirs ou alors trop fatiguée pour tourner les pages. Quelques photos du salon très agréable, beaucoup de luminosité et des styles de lectures bien diversifiés.

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17 avril 2018

Passager 23 - Sébastian Fitzek

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 Martin Schwartz est psychologue au sein de la Police. Depuis le suicide de sa femme et la mort de son fils, assassiné par sa mère  il estime avoir tout perdu et il n'hésite pas aujourd'hui à prendre tous les risques lors de ses enquêtes. Il a touché le fond et plus rien ne peut lui arriver de pire que ce qu'il a déjà vécu.

Le jour où il reçoit un appel téléphonique d'une vieille dame qui lui dit avoir quelque chose à lui remettre concernant son fils il n'hésite pas un seul instant. Cet objet c'est la peluche de Timmy un ourson tout déchiré avec les initiales T S cousues dessus et trouvé sur le paquebot "le sultan des mers". Martin cherche à comprendre et malgré la promesse qu'il s'était faite de ne jamais remonter à bord de ce bateau, il commence à penser que finalement son fils n'a peut-être pas été assassiné. Timmy n'ayant jamais été retrouvé après le suicide de sa mère les conclusions se sont imposées d'elles-même, elle a du le jeter par dessus bord avant de se donner la mort.

Martin va aller de découvertes en découvertes en montant sur ce paquebot. Quelques jours après son arrivée, Anouk 11 ans réapparaît traumatisée après une disparition de plus de 2 mois sur ce même bâteau. Il apprend que depuis plusieurs années des dizaines de personnes disparaissent du Sultan des mers. Cet endroit propice aux croisières, aux vacances et à la détente mais idéal pour des crimes parfaits. Sans relâche il va aller de surprises en surprises des plus horribles au plus innomables. Une plongée dans un monde cruel et extrême.

Mon avis :

Un thriller psychologique très bien écrit avec des châpitres courts qui font très vite monter la pression. Pas mal de personnages, plusieurs histoires où je me suis un peu perdue. Cela m'a vraiment perturbée et m'a empêchée d'apprécier vraiment ce roman. Si vous aimez les livres noirs, violents, destabilisants ne vous en privez pas. J'ai beaucoup aimé les précédents écrits de Sébastian Fitzek mais je garde un avis mitigé sur celui-là.

Passager 23- Sebastian Fitzek - Parution Mars 2018 - Editions l'Archipel

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16 avril 2018

Une boîte à livres à découvrir à Marcolès, village médiéval d'Auvergne

 

Au cours de notre semaine de vacances dans le Cantal pour notre stage de danse, nous avons découvert un village médiéval très plaisant et une boîte à livres faite pour tous et pour tous les goûts. Egalement quelques petits jeux et les petits peuvent aussi s'y arrêter pour dessiner. Un très beau site.

 

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11 avril 2018

Dites-moi que je suis fou - Math Lopez

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Février 2001. Sergio Caliz quitte sa Lorraine natale et s’installe au Luxembourg. Il vient d’être employé comme rédacteur-correcteur au service communication interne des Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL). Léa sa compagne est partie de son coté poursuivre ses études d’histoire à Strasbourg et ne donne plus de nouvelle du jour au lendemain. Quelques semaines plus tard, Sergio reçoit de sa part une lettre de quelques lignes qui signera leur rupture au cœur de l’automne. Dans le but de survivre à cette séparation, Sergio multiplie les rencontres, mais la haine qu’il porte en lui est plus forte que le pardon. Beaucoup de jeunes femmes croisent alors son chemin et le paient de leur vie.

Mon avis : 

Un roman noir, très très noir . Sergio Caliz est un personnage incontrolable. Ce qui le fait avancer, la haine omniprésente envers ces femmes qu'il méprise et qu'il attire dans ses filets pour les faire plonger dans l'innommable. Un homme profondément malheureux qui perd tout contrôle, et qui frôle la folie.

Une histoire à laquelle je n'ai pas adhéré. La violence, les mots très crus ont atteint un tel niveau que ça ne l'a pas fait du tout pour moi. Les amateurs de ce style se régaleront car il en faut bien sûr pour tous les goûts. J'en ai discuté avec Math Lopez qui est vraiment un auteur très ouvert et compréhensif . Je souhaitais justement en parler sur ce blog car ce livre c'est le travail d'un écrivain, métier pour lequel j'ai un profond respect et  qui fera certainement le bonheur des amateurs de possession, d'amour, de folie et de langage trash.

Je garde le nom de Math Lopez en mémoire, car persuadée de le retrouver un jour dans un bon thriller psychologique.

Quelques mots sur l'auteur :

Math Lopez est né en 1980 dans l’Est de la France. Diplômé de cuisine et de sommellerie, il devient journaliste pour la radio et le web. L’auteur est aussi musicien et parolier dans divers groupe de punk-rock depuis l’adolescence. Dites-moi que je suis fou est son premier roman. Noirceur et violence font de Sergio Caliz un personnage principal naviguant entre besoin d’absolu et désillusions.

Dites-moi que je suis fou - Math Lopez - parution novembre 2017 - Editions ex-aequo

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08 avril 2018

Sauf - Hervé Commère

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Mat 48 ans, vit sur l'île ste Catherine située entre St Maur de Fossés et Créteil. Il mène une vie simple, posée avec sa compagne Anna et Laurie la fille de cette dernière. Propriétaire d'un dépot-vente, il y passe beaucoup de temps avec ses deux employés Gary et Mylène.

Le jour où il découvre parmis les objets mis en dépôt un album de photos le représentant enfant avec ses parents, il sait que sa vie ne sera plus jamais la même.

Retour sur cette période douloureuse où aucun souvenir ne subsiste. Le manoir dans lequel il vivait avec ses parents en Bretagne a été détruit par un incendie, le laissant orphelin, démuni et plus rien à quoi se raccrocher, même pas à un album photo car il ne subsiste rien. Complètement déboussolé, il se lance dans des recherches pour pouvoir donner une explication à l'arrivée subite de ces photos dans sa vie. Le cambriolage de son dépôt-vente quelques jours après lui laisse penser que tout cela pourrait bien être lié.

Il sait qu'il n'y a que dans son passé qu'il trouvera les réponses, en allant d'abord interroger son oncle et sa tante qui l'ont élevé après l'incendie. Remonter 48 années en assemblant les pièces tel un puzzle dont on ne connaît pas l'image de départ.

"Je le revois quand il me faisait courir sur son dos, ou bien me portait sur ses épaules au milieu de la foule. Il me lâchait la main sur le seuil de l'écoleà la rentrée des classes. Je repense à mon premier vélo, celui au guidon duquel j'ai eu l'impression que le monde allait s'offrir à moi, à ses bras cuivrés quand il revenait d'Afrique, la peau de son coup, le sable doré qu'il me rapportait, que je prenais pour de l'or." p173

Mon avis :

Je termine la lecture de ce roman en ayant poussé  des " Wouah, super, Oh non pas ça, non pas possible". 270 pages avec des châpitres courts à la fin desquels une énigme, une information capitale sont dévoilées. l'histoire est d'une intensité qui chamboule, qui prend au tripes, qui émeut. C'est fort, tellement fort que j'aurai voulu me couper du monde et de mes obligations pour ne pas quitter les personnages. C'est un thriller mais c'est surtout aussi une histoire d'amour. Le mélange de ces deux ingrédients donne une recette totalement inattendue. 

Une histoire qui restera longtemps présente dans ma vie de lectrice et qui démontre que Herve Commère a un talent fou. Je ne l'avais pas encore découvert dans ses précédents romans mais il va falloir que j'y remédie. Un roman intriguant, subtil dont on a envie d'en connaître rapidement le dénouement et en même temps triste quand la dernière page se ferme.

Le roman le plus intéressant que j'ai lu depuis longtemps.

Quelques mots sur l'auteur :

Hervé Commère est l’auteur remarqué de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels Les Ronds dans l’eau (2011), lauréat du Prix marseillais du polar, Imagine le reste (2014), prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège, et Ce qu’il nous faut, c’est un mort (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Il est traduit en Chine et au Japon.

 

Sauf - Hervé Commère - Parution Mars 2018 - Fleuve Editions

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04 avril 2018

Dans le murmure des feuilles qui dansent - Agnès Ledig

 

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Anaëlle est une jeune femme qui se reconstruit doucement. Rescapée d'un accident de la route, elle partage son temps entre son travail de secrétaire médicale et sa passion pour l'écriture.
Thomas tente de donner un peu de couleur aux murs blancs de la chambre d'hôpital de son petit frère Simon en lui racontant des histoires merveilleuses. La forêt est sa passion, ses différents arbres, leurs couleurs et les animaux qui la côtoient. Des histoires tellement belles que Simon s'y croirait.
Chacun se bat à sa manière contre la fatalité. Le destin les aidera t-il à trouver enfin la sérénité ?                                                                                                                                                                                                                                                                           
Mon avis :                                                                                                                                                             
Chaque année, je me régale à chaque parution d'un livre d'Agnès Ledig. Ses romans sont toujours des parcours de vie, à la fois tristes, joyeux et plein d'espoirs. Celui-ci n'échappe pas à la règle.
Pour l'écriture de son livre, Anaëlle a besoin de quelques renseignements et elle décide de contacter Hervé Leclerc, procureur de la république de Strasbourg qu'elle a brièvement rencontré lors d'une conférence qu'il donnait à la faculté où elle étudiait. Elle lui adresse un courrier détaillé et est agréablement surprise de recevoir une réponse rapide et très aimable.
Hervé Leclerc, très pris par son métier de procureur mène une existence où la routine fait désormais partie de son quotidien. L'arrivée de la lettre d'Anaëlle va rompre cette monotonie et il va se surprendre lui même en y répondant et en incitant la jeune femme à continuer cette relation espistolaire. 
Thomas est un jeune menuisier plein d'avenir. Cependant toute son existence est centrée sur cette chambre d'hôpital où son petit frère de 8 ans se bat contre une grave maladie. Il passe avec lui ses soirées pour qu'il ne s'endorme pas seul et qu'il soit plus serein pour accepter des soins douloureux. Le hasard va mettre Anaëlle sur sa route. Elle vient d'acquérir une petite maison qui a besoin de travaux et du talent d'un menuisier renommé dans la région.                                                                                                                                                                                                                                                                                      
"Dans le murmure des feuilles qui dansent, il y a des mots doux, des papillons, des yeux émerveillés, de la force, du courage, de la joie, beaucoup de joie."
"Dans le murmure des feuilles qui dansent il y a surtout les petits bouts d'âme de ceux qu'on aime mais qu'on ne peut plus prendre dans nos bras." p385                                                                                                                                                             
Je suis rentrée dans l'univers de ces personnages avec beaucoup d'émotion. Marqués par les aléas de la vie, cette vie pas toujours tendre mais qui sait parfois aussi vous faire entrevoir quelques rayons de soleil. A chaque livre d'Agnès Ledig je ne peux m'empêcher de relativiser, de me dire que les petits bobos qui surviennent parfois sont vraiment dérisoires par rapport à ceux que certains endurent au quotidien. Il y a toujours une lueur d'espoir, une nouvelle vie, un renouveau. Je ne vous cache pas que j'ai sorti les mouchoirs sur certains passages, alors que d'autres m'ont fait sourire. 
Je souhaite vraiment une suite à cet ouvrage, pas envie de les quitter comme cela, si tôt.
Vous pouvez retrouver mes avis sur les deux précédents livres de l'auteur :  (cliquer sur l'image)
   
                      

De-tes-nouvellesOn-regrettera-plus-tard

                                                                                                           
                                                                                                
Quelques mots sur l'auteur :
Agnès Ledig, diplômée de la faculté de médecine de Strasbourg et spécialisée en suivi gynécologique de prévention et contraception, ainsi qu’en accompagnement émotionnel, a exercé en tant que sage-femme libérale. Elle est désormais romancière : Marie d’en haut (Les Nouveaux Auteurs, 2011) a reçu le prix Coup de cœur des lectrices Femme actuelle, Juste avant le bonheur  a remporté le prix Maison de la Presse, sans oublier Pars avec lui , on regrettera plus tard , de tes nouvelles parus aux Editions Albin Michel.
Dans le murmure des feuilles qui dansent - Agnès Ledig - Parution Mars 2018 - Editions Albin Michel

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02 avril 2018

Féroce - Danielle Thiery

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Un homme observe avec ses jumelles une petite fille en train d'observer les animaux d'une grande volière. Il détaille son profil, ses moindres gestes et les mèches vagabondes de ses cheveux. Il la traque, il la veut, il l'aura.
Paris, zoo de Vincennes. Des ossements humains sont découverts dans l'ancien enclos des lions. L'Office se rend rapidement sur les lieux. La commissaire Edwige Marion, le capitaine Valentine Cara, le lieutenant Grégory Fix et la psycho-criminologue Alix de Clavery se retrouvent face à des ossements d'enfants entremêlés à ceux d'une jeune femme.
Suite à cette découverte, une affaire non élucidée refait surface dans la mémoire d'Alix : la disparition de Swan Blixen à l'âge de six ans alors qu'elle se rendait aux toilettes du zoo de Thoiry. Elle se replonge dans cette affaire alors que l'équipe de Valentine reprend sa traque des sites internet pédophiles et principalement celui intitulé "petites miss" officiellement site de vente de  lingerie pour enfants mais les photos très suggestives leur font supposer que cela n'est qu'un site de façade qui cache très certainement un réseau pédophile, le plus compliqué sera de le prouver.
Quand l'adjoint de la comissaire Marion est retrouvé insconcient, les mains couvertes de sang et qu'une brigadière disparait tout l'équipe se mobilise et se doit d'être sur tous les fronts à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Parallèment une alerte enlèvement est déclenchée, celui d'une petite fille. Une traque incéssante commence.                                                     
Mon avis :                                                                                                                                                          
Quel rythme éffrené tout au long de ces 540 pages. Aucun répit, on passe d'une affaire à l'autre, juste le temps de plonger dans une enquête, de prendre une grande inspiration et nous voilà propulsé dans un autre lieu avec d'autres personnages . Difficile de s'y retrouver ? Je me suis parfois demandé quel pouvait bien être le rapport entre tous ces évènements dans ce jeu de piste incessant, précis, où chaque personnage a un rôle parfaitement défini. 
L'équipe de l'Office n'a pas le droit à l'erreur et pose avec raisonnement et précision chaque pierre à l'édifice. De part leur expérience et leur vie personnelle ces enquêteurs vont nous mener vers le sommet avec beaucoup de professionalisme.
Marion reste un personnage emblématique, son passé l'empêchant d'être totalement active, mais toujours connectée et à l'écoute de tout et de tous. Valentine met un point d'honneur à garder la cohésion de ses équipes malgré l'entêtement et la détermination d'Alix qui tire vraiment son épingle du jeu par sa perspicacité.
Un excellent moment de lecture dans un univers animalier peu utilisé dans les polars. Je trouve la couverture magnifique et
je tiens à remercier Danielle pour sa confiance.                                                                                                                                 
Quelques mots sur l'auteur :                                                                                                                            
Première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française, Danielle Thiéry est devenue une figure incontournable de la scène polar. Dans ses romans comme affaire classée, l'ombres des morts, crimes de seine, échanges, dérapages elle met en scène la commissaire Edwige Marion. Elle a reçu le prix Polar à Cognac, le prix Exbrayat et le prix du Quai des Orfèvres pour Des clous dans le cœur. Adepte des salons littéraires, n'hésitez pas à aller à sa rencontre.

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Féroce - Danielle Thiéry - Parution Mars 2018 - Editions Flammarion

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31 mars 2018

Soeurs de lait - Frédérique-Sophie BRAIZE

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1922. Prunelle et Prudent Baud ont élevé plusieurs enfants : trois garçons malheureusement morts à la guerre ou dès leur plus jeune âge, et quatre filles, Ferdinande, Anthelmette, Zoé et Coqueline qui ne partagent pas un profond lien fraternel.

Ferdinande est veuve de guerre et mère de famille. Elle a choisi de quitter sa région de Haute Savoie pour vivre à Paris comme gouvernante chez une rentière portée sur la nourriture et les victuailles.

Anthelmette et Zoé, jumelles très dissemblables, filles d'Anne soeur de Prunelle décédée dans un accident. Elles vont épauler leurs maris dans la grande aventure de l'or blanc. Le travail du bois et la fabrication de chaussures pour le ski rythment leurs journées car les prémices des sports d'hiver et l'arrivée des amateurs de ski demandent un travail conséquent.

Coqueline, la cadette fascinée par la haute société et prête à tout pour en faire partie. Sa rencontre avec Côme, jeune voyageur et beau parleur qui vante à tout va les vertus médicales du radium va lui changer la vie mais peu à peu la  plonger dans un univers impitoyable fait d'intrigues et de coups bas.

Mon avis : 

Ces quelques années dans la vie de ces soeurs est une véritable aventure. Quatre personnalités différentes qui font face, chacune à leur manière aux ravages de la dernière guerre qui ont décimé leurs familles. L'amour est cependant bien présent et décliné différemment selon les caractères.Les progrès scientifiques et l'industrie pharmaceutique vont être au centre de leurs préoccupations et surtout cet engouement pour le radium qui s'amplifie de jour en jour. Présent dans beaucoup de choses du quotidien il est sensé n'apporter que des bienfaits alors que sa radioactivité est prouvée par les recherches de Pierre et Marie Curie. 

Les années folles où les gens revivent après les malheurs et les privations. Paris, ses fêtes, sa musique, centre de ce renouveau. La reconstruction de la France passe par les investissements, la croissance économique et la vie qui reprend ses droits avec une volonté de bonheur et d'effervescence.

Ce roman est à la fois une saga familiale centrée sur le destin de quatre soeurs qui prouve que l'amour fraternel ne se trouve par forcément dans les gestes mais aussi dans les actions. C'est aussi un livre parfaitement documenté qui a du demander de nombreuses heures de recherches à l'auteur. Les évènements sont racontés de façon très claire sans mots scientifiques et rebarbatifs. Un peu d'humour aussi dans certaines actions de la vie courante surtout concentré sur Prudence, cette femme entêtée et directive. Les mots ou expressions anciens employés m'ont un peu gênée au départ de la lecture mais cela a très vite disparu.

Ferdinande et Coqueline sont les personnages qui ont été les plus actifs dans l'histoire, les autres soeurs les écoutant tout en suivant les différentes actions menées avec beaucoup d'ardeur et de courage. 

Un livre intéressant, instructif qui m'a plongé dans une époque méconnue et qui m'a même donné envie de me documenter par le biais d'internet sur les travaux de Pierre et Marie Curie.

Quelques mots sur l'auteur :

Née à Evian en 1970, Fille unique d’un alpiniste divorcé elle vit dix ans chez ses grands-parents, des paysans de montagne. Elle fait ses études au Pays de Galles d’où elle revient diplômée en Business et Finances du Polytechnic of Wales. Puis, elle gagne sa vie en travaillant dans la sécurité privée et industrielle. Après une reconversion, elle enseigne l’anglais aux très jeunes Français et le français aux enfants primo-arrivants. Elle vit et travaille aujourd’hui entre la Haute-Savoie et Paris. 
En 2015, elle publie son premier roman chez Lucien Souny, "Paysannes de montagne", qui met en scène les femmes laissées seules, avec enfants et labeur, dans les hameaux les plus reculés des Alpes pendant la Grande Guerre (en poche janvier 2018). En 2016, elle publie chez le même éditeur le roman "Pour quelques arpents de rêve" dans lequel elle dépeint la vie de ces 220.000 paysans français partis peupler l’Argentine dans l’espoir d’un avenir meilleur. 

Soeurs de lait - Frédérique-Sophie Braize - Parution Mars 2018 - Editions Deborée

  

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29 mars 2018

La fumée du diable - Valérie Valeix

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Éminente apicultrice consultante dans le Quercy, la jeune Audrey Astier parcourt le monde à la recherche de méthodes de travail différentes dans le but d'assurer la sauvegarde des abeilles. 

Audrey quitte son Quercy pour la Normandie, appelée au secours par Laure, une apicultrice dont les ruches ont été brutalement décimées au beau milieu d'un conservatoire de pommes biologiques. 

Trois jours après l'arrivée d'Audrey, Laure est retrouvée asphyxiée près de son enfumoir allumé...

Audrey va retrouver le troublant lieutenant Steinberger qui lui fera découvrir les charmes de l'Alsace et de la langue alsacienne...

Mon avis : 

Je n'ai pas lu "echec à la reine" où l'on découvre pour la première fois le personnage d'Audrey ( nécessaire quand même pour un meilleur suivi)  mais cette deuxième aventure m'a permis de découvrir un roman inhabituel. Il y a bien sûr une histoire détaillée, assez bien construite, un meurtre, une enquête, mais pas que. Une innovation dans ce polar : la réunion entre la fiction ( l'enquête) et la réalité (écologie et patrimoine).

La disparition des abeilles et leur sauvegarde on en entend beaucoup parler dans les actualités ou émissions télévisées et l'on se rend compte à la lecture que c'est véritablement très inquiétant pour l'avenir et qu'apiculteur est réellement un métier passionnant. Je ne pensais pas être aussi intéressée par le monde des abeilles et je suis certaine que je ne verrai plus ce monde de la même façon.

J'ai découvert une écriture bien agréable avec des détails très précis. Parfois quelques longueurs pas forcément utiles cependant j'ai appris plein de choses sur la Normandie, l'utilisation et les méfaits des pesticides sur la récolte des pommes. Ca n'est pas du tout un livre moralisateur, mais une histoire qui essaye de mettre chacun face à ses responsabilités.

Audrey est une fille souriante, sympathique et courageuse. Etre sur tous les fronts, faire face au passé en allant de l'avant n'est pas chose facile. 

Je vous invite à découvrir ces livres et à visiter le site de l'auteur et ses différents ouvrages ici

La fumée du diable - Valérie Valeix - Parution octobre 2017 - Editions du Palémon 

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