POLARS,THRILLERS ET ROMANCE

22 août 2017

L'enfant mouche - Philippe Pollet-villard- Rentrée littéraire

20170816_091147_resized

 

 1944. Anne-Angèle, infirmière, quitte le Maroc pour Paris où sa soeur Mathilde vit ses derniers instants. Elle arrive trop tard sur Paris, et n'a qu'une hâte, mettre en ordre les affaires de sa soeur pour pouvoir rentrer au Maroc. Hélas, elle apprend que Mathide s'appretait à recueillir une cousine orpheline prénommée Marie. Elle va dès lors modifier ses projets et prendre Marie avec elle.

L'histoire est surtout centrée sur la vie de Marie dans un pays en guerre où son seul but est de survivre dans ce village de Champagne. Elle nous raconte cette vie emplie de violence, de personnages peu scrupuleux où elle peine à trouver sa place. La nourriture commence à manquer et devient son unique obsession. Anne-Angèle, malade, ne lui apporte aucun réconfort et le prix pour survivre lui demande du courage, des forces, de la curiosité. Tous ces facteurs la font grandir bien trop vite, l'innocence de l'enfance, des jeux, des copains est très vite oubliée. Elle garde quand même au fond d'elle un peu d'humour et nous fait partager avec beaucoup d'énergie ses journées sombres, malsaines où la curiosité la pousse un beau jour du côté allemand. Nouveau monde pour Marie, cette enfant sauvage courageuse et déterminée. 

Cette histoire inspirée de l'enfance de la mère de l'auteur, m'a vraiment conquise. Dès les première pages, difficile de s'en détacher. L'atmosphère et les relations humaines pourtant sombres ne m'a pas du tout rendue morose lors de la lecture. J'aurais tellement voulu aider Marie, si seule et pourtant tellement forte. J'ai tremblé pour elle quand elle se trouvait face à l'ennemi et je m'y suis terriblement attachée. 

L'auteur m'a vraiment transportée dans une autre époque avec des mots forts, touchants et une écriture qui m'a vraiment plu dès les premières pages. Très heureuse d'avoir découvert Philippe Pollet-Villard sur les conseils de Valérie Tong Cuong.

Un très bon roman de cette rentrée littéraire.

Quelques mots sur l'auteur :

Philippe Pollet-Villard, réalisateur de profession, est né à Annecy en 1960. Il est l’auteur de quatre romans chez Flammarion L’Homme qui marchait avec une balle dans la tête, prix Ciné-Roman 2006), La Fabrique de souvenirs (prix Marcel Pagnol) et Mondial Nomade en 2011, L'enfant-mouche en 2017. Il a également obtenu en 2008 le César puis l’Oscar du meilleur court-métrage pour Le Mozart des Pickpockets, hommage au Paris de Barbès et à ses petits malfrats.

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 09:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]


21 août 2017

La femme à la robe rouge - Gabriella BOZZANO

robe rouge

Peter emménage dans un nouvel appartement perdu dans la forêt. Tout y est : les murs décrépis, l'orage, la vieille folle dans l'appartement voisin, le fantôme d'une femme qui apparaît en pleine nuit et une hache qui tape à la porte.

Merci à Gabriella Bozzano pour la transmission de cette nouvelle d'une vingtaine de pages. Il est important et normal de parler aussi sur les blogs de ces auteurs encore inconnus, passionnés par l'écriture. Nos avis comptent beaucoup, et sont surtout constructifs pour avancer dans la réalisation des histoires.

Cette nouvelle  nous emmène dans un univers angoissant, avec un personnage principal torturé où suspens et rebondissement sont au rendez-vous. 

Afin de rentrer plus à fond dans l'histoire, j'aurais aimé une présentation plus complète du personnage principal. Un peu de détail sur son physique et sur son parcours de vie. 

Cette histoire devrait faire partie d'un livre de nouvelles basé sur "des histoires d'horreur" qui paraîtra en fin d'année.

La femme à la robe rouge - Gabriella Bozzano - Parution 13 Août 2017 -  Format Kindle chez Amazon

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 12:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 août 2017

Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) - Frédéric LENOIR

20170806_110230_resized

 

"faire preuve d’humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante diversité.
Puisque l’être humain est aujourd’hui l’espèce la plus consciente et la plus puissante, puisse-t-il utiliser ses forces non plus pour exploiter et détruire ces formes de vie, mais pour les protéger et les servir. C’est pour moi notre plus belle vocation : protecteurs et serviteurs du monde. 

Le titre de ce livre m'a attiré parce que même si je ne suis pas vegan ni végétarienne, les animaux je les respecte, je les aime et pour moi ils ont une place prépondérante dans ma vie, mon environnement et dans la société en général. La philosophie ne m'attire pas spécialement mais Frédéric Lenoir nous écrit ici un livre qui nous fait réfléchir sur les comportements humains et le rôle des animaux dans notre vie. 

L'auteur s'adresse directement aux animaux sous forme de lettre, ce qui donne beaucoup plus de poids à ses mots et surtout dans le fait qu'il les considère et qu'il les respecte. Quelques retours en arrière en nous demontrant que l'attitude de l'homme envers les animaux a beaucoup changé, et aborde les différentes espèces animales en passant par l'animal de travail, d'élevage et de compagnie. 

Cet auteur philosophe, à un langage certes inhabituel pour moi, mais il parle, de cruauté, des conditions de vie et de fin de vie dans les abattoirs avec franchise et il est important de lire ce livre pour nous remettre en tête certaines évidences si facilement oubliées, aussi pour une prise de conscience sans effet moralisateur.

Ce livre n'est pas triste, il nous aide à ouvrir les yeux, à améliorer nos comportements. C'est surtout un bel hommage et une belle déclaration d'amour à ces animaux qui nous entourent.

Les pages sont agrémentées de citations de grands auteurs ainsi que de superbes dessins très réalistes de Marion Parsy

Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) - Frédéric Lenoir- Parution mai 2017 - Editions Fayard

                                   

20170807_060940_resized

                                                                                                                 

 

 

 

   

Posté par PAUSEPOLARS à 08:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 août 2017

Le jour du chien - Patrick BAUWEN

Le-jour-du-chien

 

Les couloirs de métro et les catacombes n'auront bientôt plus de secret pour vous 

Christian Novak médecin réputé, se retrouve veuf  et inconsolable après l'assassinat de sa femme Djenn trois ans plus tôt. Son meurtrier, "le chien", un être monstrueux et dérangé a été condamné et passe désormais ses jours dans un hôpital psychiatrique.

Un soir, Christian est agressé dans le métro après avoir voulu porter secours à Audrey, une jeune femme juge importunée par deux individus qui voulaient lui voler son sac. Il se réveille a l'hôpital et cherche a visualiser au plus tôt la vidéo de l'agression qui passe sur les réseaux sociaux. Il est tétanisé lorsqu'il y reconnaît, en retrait, une femme blonde qui correspond en tout point à Djenn . Les questions se bousculent dans sa tête. Est-ce réellement Djenn sur cette vidéo ? il est pourtant certain de sa mort, se remémore son corps sans vie. Est-il en train de devenir fou ? Avec l'aide d'Audrey et de Sam son beau frère, il veut résoudre ce mystère et comprendre ce que la police n'a pas réussi à éclaircir il y a trois ans. 

De son côté, "le chien" décide de ne pas réintégrer sa chambre de l'hôpital psychiatrique et part se terrer dans les catacombes, véritable labyrinthe où il tue et torture, sans que rien ne puisse l'arrêter. Djenn il croyait l'avoir tuée en la poussant sur les rails du métro. Si elle est vivante, la menace se fait de plus en plus pressante.

Mon avis :

Un livre que j'ai eu du mal à lâcher car l'auteur nous entraîne dans un véritable jeu de pistes incessant avec une oppression constante. Les châpitres sont courts et le suspens sans cesse grandissant.Ce voyage dans les catacombes m'a littéralement passionnée, derrière chaque couloir, chaque porte, un indice, l'horreur, la noirceur . Des personnages torturés chacun à leur manière et qui ne reculent devant rien pour affronter la vérité et arriver à leurs fins.

Patrick Bauwen maîtrise très bien son sujet, tellement habile dans son écriture que j'ai eu l'impression d'être dans les lieux et de faire partie de cette course contre la montre. C'est le premier livre que je lis de cet auteur. Son écriture et son style m'ont littéralement convaincue.

4ème de couverture :

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.
Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.
 
Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.
Et voilà qu’elle me menace…
Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.
Et ce jour-là signera l’apogée du mal.

Quelques mots sur l'auteur :

Patrick Bauwen dirige un service d'urgence dans un hôpital de la région parisienne. Il partage sa vie entre ses deux passions : l'écriture et la médecine d'urgence.
L'OEil de Caine (2007, 40 000 exemplaires vendus en librairie), a obtenu le prix Polar des lecteurs du Livre de Poche et le Prix Carrefour du 1er roman, Monster (2009), le prix Maison de la Presse, et Seul à savoir (2010) a reçu le prix Littré.

Le jour du chien - Patrick Bauwen - Parution Mars 2017 - Editions Albin Michel que je remercie pour la découverte de cet auteur que j'ai eu la chance de rencontrer en Juin dernier à St Maur en poche. D'une extrême gentillesse et très disponible, n'hésitez pas à aller le rencontrer lors des salons littéraires.

 

19247655_428713107527946_833564070767597258_n

 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 11:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 août 2017

Fin de série - Christian RAUTH

20170801_131814_resized_1

 

Le nom de l'auteur ne vous dit peut-être rien et pourtant vous le connaissez. Certainement plus comme acteur que comme auteur, car il fut l'un des mulets de Roger Hanin dans Navarro, et le maire dans la série Père et maire. Il a toujours formé un duo détonnant et déconnant avec son ami Daniel Rialet qui est décédé bien trop tôt. Quelques films et pièces de theâtre sont aussi à son actif.

4ème de couverture :

Rob est un acteur de série policière qui se prend pour un flic ; Gaby est un flic marseillais qui court après la vérité : voici un couple improbable et drolatique qui s'embarque dans une enquête dans le milieu de la télévision pour se retrouver dans les pages sombres de l'histoire de France. Un polar d'amitié et de vengeance tardive.

 L'histoire :

Une nouvel épisode de la série "Monti" est en cours de tournage dans des studios marseillais. Dans une des scènes, Eddy Ordo, l'acteur vedette s'affronte arme à la main avec Lucas Kalou. Ce qui ne devait être qu'une scène virtuelle se transforme en drame : les deux acteurs tombent, le sang laisse de sombres trainées sur le sol, ils ne se relèveront pas. D'après les premières conclusions, Ordo aurait été abattu par Kalou qui se serait ensuite suicidé. Le lieutenant Plume décide de clore l'enquête malgré les protestations de Rob Marin, un des acteurs de la série qui a noté quelques détails suspects dans la mise en scène du meurtre. Le jour où on le poursuit en lui tirant deux balles dans la tête, qui lui vaudront un séjour à l'hôpital car heureusement son casque lui a sauvé la vie, il comprend alors qu'il devient gênant et que ses doutes étaient probablement fondés.

 Le lieutenant Plume ne reste pas insensible aux dires de Rob, et tous les deux ils vont repartir à la chasse aux indices. Un parcours complexe les attend, il va leur falloir assembler les pièces du puzzle avec détermination et patience. Quelques personnages viendront les aider dans ce parcours parfois fastidieux.

Mon avis :

Un roman avec lequel j'ai passé un agréable moment. L'impression de me trouver au coeur d'une enquête dans un épisode de Navarro. Meurtres, enquêtes au milieu de personnages pas toujours très fréquentables et des indices distillés tout au long de l'histoire  mais aussi un final auquel on ne s'attend pas forcément.

Le plus de ce roman par rapport à un polar classique c'est l'humour constamment présent au fil des pages. Pas forcément facile dans une enquête sérieuse et difficile où le passé tragique a une place prépondérante et qui refait surface tout au long de l'histoire. Contente d'avoir découvert Christian Rauth dans son rôle d'auteur.

Fin de série - Christian RAUTH - Parution Juin 2017 - Format poche - Editions Deborée que je remercie pour cette lecture.

 Parution 2010 - Editions Michel Lafon                                                   

 

 

 

 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 14:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]


31 juillet 2017

En écartant les branches -Marieke AUCANTE

FullSizeRender

 Hermine a épousé Charles Henry de Saint-Marc, héritier d'une immense fortune et propriètaire d'un superbe domaine en Sologne, pour fuir des parents indifférents et peu intéressants. Journaliste, régulièrement absent et peu sociable, son mari lui laisse la gestion du domaine et de son personnel, dans cette région qu'elle affectionne et qui lui rappelle la Russie.

 Elle aime faire de longues ballades à cheval dans cette forêt où la faune et la flore s'épanouissent, se reproduisent pour le plus grand plaisir de cette amoureuse de la nature. Elle y fait la connaissance du garde chasse, Pierre qui comme elle n'est bien que dans le nature. Cet ancien ouvrier ne supportait plus d'être enfermé en usine pendant des semaines entières.La forêt, il la connait par coeur, aime observer les cerfs au moment du rut, écouter le chant des oiseaux et observer ses metamorphoses par temps de soleil, de brouillard et de neige, à toutes les heures du jour et de la nuit.

Cet amour des grands espaces et de liberté va réunir Hermine et Pierre. Il va, à sa demande, lui construire un mirador dans les arbres pour qu'elle puisse découvrir, observer, méditer et se reposer au milieu de la nature. Peu à peu ces deux êtres vont se rapprocher, se découvrir dans cet endroit qui laisse place au plaisir charnel, à la découverte de l'autre, purs moments d'extase et de bonheur jusqu'au jour où brusquement le drame survient. 

Mon avis : 

J'ai passé un très moment avec ce roman. L'auteur nous décrit la nature tellement bien qu'avec ses décriptions, j'ai eu l'impression d'y être, d'entendre le bruissement des feuilles, le chant des oiseaux. Avec Pierre, on y apprend les coutumes des chasseurs, la façon de vider les étangs pour la pêche...

Au travers de cette jeune femme innocente, on découvre une personne curieuse, et avide de connaître le plaisir et les premiers émois amoureux en bravant les interdits.Tout y est décrit avec beaucoup de délicatesse, et ces moments érotiques sont très plaisants. La couverture avec ce corps de femme dénudé résume parfaitement l'histoire. 

Un livre qui m'a happée dès les premières pages par son écriture fluide, son langage délicat et ses personnages amoureux de la vie. Je remercie les éditions Marivole pour cette découverte.

Quelques mots sur l'auteur :

Marieke Aucante est originaire de Sologne. Cette journaliste de télévision écrit et vit au cœur de la forêt. Grâce à son engagement en faveur des personnes en situation de handicap, elle a reçu en 2008 les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. Elle est l’auteure d’une vingtaine de romans. Elle a publié chez Albin Michel Petit Frère l’orage, aux éditions Salvator, Moi Augustin, prêtre martyr de la Révolution Française et Mes voyages entre nuits et lumière, aux éditions Marivole, Journal d’un sorcier de campagne. Cette romancière fascinée par les mondes clos, fait vivre à ses personnages des passions sauvages dans un univers qui prend ses racines au sein de la terre de France.

En écartant les branches - Marieke Aucante - Parution Avril 2017 - Editions Marivole

 

 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 15:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 juillet 2017

Les dieux du tango - Carolina DE ROBERTIS

20170728_103143_resized

Une couverture qui ne passe pas inapercue, quelques avis de blogueurs assez tentants, je me suis empressée de l'emprunter à ma bibliothèque. 

 J'ai voyagé en compagnie de Leda cette jeune italienne de 17 ans qui, en 1913, quitte son pays, avec seulement quelques sous en poche pour rejoindre son mari Dante à Buenos Aires. Lors de son départ, son père lui offre son violon avec pour consigne de le remettre à son mari. Tel un trésor, elle le garde toujours près d'elle pendant son voyage mais à son arrivée, la déception est grande, elle apprend que son mari Dante est mort lors d'une rixe en défendant la cause ouvrière. Dans ce pays inconnu, elle se sent perdue, ignorante des habitudes de vie et des coutumes. Plus assez d'argent pour repartir en Italie, elle tente de subvenir à ses besoins en travaillant dans une usine de tabac. Malgré tout, elle a bien du mal a trouver sa place dans des rues remplies de monde, de bruits. Les familles entières d'immigrés qui s'entassent dans des conventillos, ces cours entourées de petites chambres, sombres, insalubres et où les toilettes font souvent défaut ou doivent être partagées avec de nombreuses personnes.

Le dimanche, les familles se rendent à l'église et se retrouvent autour du repas familial où la musique et la danse égayent un peu le quotidien. C'est lors de ce rendez-vous dominical qu'elle entend une musique qui la fait frémir, vibrer et qui se nomme le tango. Des danseurs se mettent en couple pour entamer une danse rythmée et sensuelle. Munie de son violon, Leda n'a plus qu'une envie, apprendre différents morceaux de tango pour jouer dans les rues et les bars. Seul soucis et non des moindres, le tango ne peut être joué que par des hommes.

Changer d'apparence ne lui fera pas peur, cheveux courts, costume d'homme la voici plus que jamais déterminée à vivre sa passion, même si l'amitié, l'amour qui se présenteront sur sa route seront des épisodes à la fois difficiles, semés d'embûches mais aussi remplis de tendresse.

Mon avis : 

J'ai passé une semaine en compagnie de Leda et j'ai littéralement été happée par son histoire. Son personnage fait preuve de courage, de caractère face à un pays où la condition féminine est soumise à rude épreuve. Lors des cours d'apprentissage au violon, j'ai ressenti toute l'émotion de cette jeune femme quand sont sorties les premières notes. Pas mal de passage sont consacrés à sa découverte des plaisirs de la chaire, sans vulgarité, parfois quelques mots crus, mais la sensualité y est toujours bien présente. Sans oublier la musique et la danse omniprésentes.J'ai aimé cette Leda, innocente, battante et tellement touchante. Un moment de lecture excellent.

Quelques mots sur l'auteur : 

Carolina De Robertis est américaine d’origine uruguayenne. Elle a grandi en Angleterre et en Suisse et vit maintenant en Californie. Elle a travaillé pendant dix ans pour une association défendant les droits des femmes. La Montagne invisible, son premier roman, a connu un succès international et a été traduit dans dix-sept pays.

 

Les dieux du tango - Carolina De robertis - Parution Mai 2017 -  Editions cherche midi 

 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 10:34 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juillet 2017

L'ombre du papillon - Marilyse TRECOURT

51OmCtofJNL

 

Aimeriez-vous revenir  20 ans en arrière si vous en aviez la possibilité ?  

Thomas, jeune homme de 38 ans, marié et père de deux filles ressent un jour le besoin de revoir la maison de son enfance. Lors de sa visite, sa grand-mère Héloïse lui apparaît telle qu'elle était 20 ans plus tôt et lui donne la possibilité de repartir 20 ans en arrière, une chance pour lui de réparer ses erreurs, changer le cours des choses , refaire son choix de vie. 

Cette proposition tentante, il la saisie et se retrouve tel qu'il était à 18 ans dans un monde où internet n'existe pas, la monnaie est toujours le franc, les aliments bio sont à leurs premiers balbutiements, le sida commence à faire des ravages.....

Il retrouve sa famille, ses amis, cependant sa personnalité a changé,  ses relations le trouvent plus déterminé dans ses idées, moins timide (sans savoir bien sûr qu'il a déjà vécu 20 ans de plus et à forcément grandit ). Thomas reprend donc sa vie tout en connaissant l'avenir. Pas forcément facile d'empêcher ses proches de prendre l'avion le 11 septembre 2001 vers Washington, de conseiller un traitement à une amie pour éviter un avc..... 

Si c'était à refaire, aurait-il eu le même coup de foudre amoureux, des enfants, aurait-il fait les mêmes études ? 

Marilyse Trécourt nous entraîne dans un roman tendre, émouvant, qui fait du bien et où l'amour à une place prépondérante. Je me suis souvent mise à la place de Thomas me demandant ce que je ferai à sa place dans telle ou telle situation, un sentiment qui perdure bien après la lecture. J'ai suivi cette bande de copains, les regardant construire leur vie, pleine d'envies, de projets autour de Thomas qui en a  mené les ficelles avec beaucoup d'adresse jusqu'à cette fin inattendue qui m'a beaucoup émue. At-il eu raison d'accepter ce retour en arrière ? Je suis curieuse d'avoir votre avis.

L'ombre du papillon - Marilyse Trécourt - Parution novembre 2016 - Librinova

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 11:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juillet 2017

Je suis innocent -Thomas FECCHIO

20170715_084509_resized_1

 

Un ancien meurtrier est-il forcément récidiviste ?

 Après quelques années à l'ombre pour plusieurs assassinats et viols, Boyer a l'intention de mener une vie normale, à la campagne, loin du monde et de toutes les tentations, surtout charnelles. Le sort s'acharne quand, malgré lui,  il se retrouve en garde a vue, interrogé pour le meurtre d'une étudiante dont le corps a été trouvé à proximité de son habitation, la scène de crime présentant de nombreuses similitudes avec la première victime de Boyer. Il semble donc être le suspect idéal, une affaire rondement et vite menée pour les médias et les politiques. Lors de sa garde à vue, enfermé dans sa cellule, Boyer ne répond à aucune question et répète inlassablement "Je suis innocent". En cellule, il se mutile en accusant les policiers de maltraitance, et obtient donc sa libération par son avocate. Dès sa sortie, un seul but, trouver celui ou celle qui veut absolument le faire accuser une nouvelle fois mais pour le débusquer, il lui faut continuer à tuer.

Mon avis :

Une histoire qui se met en place petit à petit, le lecteur a le temps de s'imprégner des personnages, de faire ses propres déductions et suppositions avant que d'autres évènements viennent tout contredire, pareil à un jeu de piste. 

Boyer est un personnage noir, ignoble, empli de méchanceté et capable des pires horreurs et tortures. Impossible d'avoir de la compassion pour un tel homme même quand son innocence semble se révéler au fur et à mesure de l'enquête.

Germain est entré dans la police en ayant un compte à règler : espérer trouver l'assassin de son père et avoir réponse à de nombreuses questions. Chargé de l'énquête sur le meurtre de l'étudiante, il a l'intuition qu'en accusant Boyer il fait fausse route. Entêté, il va continuer à enquêter, cotoyer des gens louches, des gens hauts placés, avides d'argent, se pensant intouchables  et où la triche est monnaie courante.

J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman, changeant sans cesse mes idées sur le, la coupable, finalement y a t-il récidive ? tout semble pourtant le penser à de nombreuses reprises et si les présomptions du début de l'histoire se confirmaient ? J'ai trouvé très agréable l'écriture et le fait de suivre une enquête calme, qui ne va pas a cent à l'heure. Chose par forcément aisée car il peut facilement y avoir des longueurs , ce qui ne fut pas le cas, grâce au talent de l'auteur.

Il y a cependant de nombreux personnages, même si Boyer et Germain sont les principaux, il faut être bien attentif, chacun ayant un rôle à jouer dans cette histoire.

Un bon moment de lecture, pour ce livre dont j'attends impatiemment une suite. Les jalons sont posés avec "je suis innocent", hâte de redécouvrir Germain dans une prochaine aventure. Merci a thomas Fecchio pour m'avoir fait découvrir son premier roman.

 Je suis innocent - Thomas FECCHIO - Parution Juillet 2017 - Editions Ravet-Anceau

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 09:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juillet 2017

Sous l'aile du concombre - Henri GIRARD

20170714_090133_resized_1

Les célibataires contre les hommes mariés, a-t-on idée ? Quelle mouche a donc piqué Hubert d'accepter ce match au village ? Lui, quadragénaire hypocondriaque, consultant en ressources humaines et... bancal du sentiment. Mais on ne se méfie jamais assez lorsqu'on se retrouve à la merci d'une nièce astucieuse et aux bons soins d'un ami moins débonnaire qu'il n'en a l'air... Car Hubert aime, mal, et ne sait le dire. Quelle plus belle phrase, pourtant, que " Je t'aime " ?.. Mais on oublie parfois de la prononcer, par peur, pudeur ou négligence, et l'on passe alors a coté de l'essentiel : ceux qui nous sont chers et à qui on n'a pas su le faire comprendre... A côté quelquefois de sa propre vie aussi... Sous l'aile du Concombre, on rit, on pleure... Mais au moment de dire " Je t'aime ", on se souviendra de cette leçon de vie.

"je t'aime"

Hubert est célibataire, libre et à quarante ans il est temps de faire le bilan. Un retour en arrière sur sa vie, sa famille et l'amère constat de se dire que "je t'aime" est un mot qu'on ne lui a jamais dit. Difficile alors de construire sa propre vie, il ne se sent pas prêt et ne sait surtout pas comment aimer. Heureusement ce vieux garçon va être aidé par Joseph alias " le concombre" qui va tenter de le mettre en confiance pour aborder l'amour avec tendresse et dérision et surtout ne plus hésiter à aller vers les autres.

Un roman positif, rempli de tendresse et de situations cocasses qui adresse au lecteur des ondes positives et qui sont primordiales dans la vie de chacun.

J'ai eu un peu de mal avec le style de l'auteur, le style "comique" abordé sur un sujet sérieux m'a destabilisé. Ce roman est cependant plein de tendresses et je remercie l'atelier Mosésu pour cette découverte 

Sous l'aile du concombre - Henri GIRARD -Parution juillet 2017 - Atelier Mosésu

Posté par PAUSEPOLARS à 08:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]