POLARS,THRILLERS ET ROMANCE

28 mars 2017

Quarante jours - Emmanuel RANSON

71lq-QUHOQL

 Résumé : 

Au tournant de sa vie, Marc choisit de repartir de zéro. Dans la ferme qui l'a vu naître, son passé le rattrape. Il devient un sac de frappe. A chaque coup, son cuir encaisse, luit, travaille. Un prix à payer pour crever l'abcès. Il rencontre Lucie, un rayon de soleil. Il ignore qu'il lui reste quarante jours à vivre. Mais jusqu'où Marc est-il capable d'aller par amour ?

Mon avis :

 L'auteur nous entraine avec lui dans un voyage, au pays de l'amour. L'unique, celui qui passe une fois dans votre vie et qu'il ne faut surtout pas râter. Dès le début du roman, on sait que les jours de Marc sont comptés. Sa rencontre avec Lucie va illuminer sa vie. 

Je souhaite à tous les lecteurs de rencontrer un amour aussi fort que celui décrit dans ce livre. Aimer cela semble facile mais quand les obstacles arrivent, que les questions se bousculent, est-on prêt à tout faire pour le conserver ? avons-nous la même définition du "tout"?

Une lecture touchante et surtout une belle leçon de vie, même si au début j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire, à m'habituer au style d'écriture de l'auteur. Cela risque peut-être de vous arriver, mais surtout continuez votre lecture.

Quarante jours - le reste d'une vie - Emmanuel Ranson - Parution février 2017  . Merci à Emmanuel pour cette lecture

Quelques mots sur l'auteur :

A 11 ans, son professeur de français convoque ses parents pour leur demander de ne pas l'aider à faire ses rédactions à la maison. Il se tourne vers les sciences. 30 ans plus tard, un accident de la vie lui fait reprendre la plume. 
Juin 2015, il sort son premier roman "La bonne longueur de l'élastique", fuite en avant d'un chef privé de son orchestre. 
Février 2017, "Quarante jours, le reste d'une vie", son deuxième roman, accompagne Marc dans sa descente aux enfers. 
Il écrit à "ses heures gagnées". Se soumet à la critique des grands éditeurs qui l'encouragent. Mais écrit d'abord pour ses lecteurs qui lui disent "encore" ! 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 15:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


27 mars 2017

Salon du livre de Paris . Le retour

0

 

Me voici de retour du salon du livre de Paris où J'étais le samedi 25 mars. Une habitude depuis trois ans avec ma fille  . Notre but, voir les nouveautés, les stands jeunesse et bd et pouvoir rencontrer quelques auteurs suite à la lecture de leurs écrits.

Voici donc mon ressenti de cette année, mon but n'étant pas de faire le procès des éditeurs, auteurs et organisateurs, mais simplement vous donner mes impressions de modeste lectrice.

Le côté négatif :

Une constation évidente, le prix d'entrée, exorbitant et qui ne permet pas à tous de se rendre à ce salon. Sachant qu'en plus le trajet est déjà relativement onéreux pour ceux qui veulent s'y rendre, aussi bien en billet de train, qu'en consommation d'essence et du prix du parking. La lecture et la culture doivent  être accessibles à tous. J'y vais d'habitude le dimanche et je trouve que les visiteurs sont bien plus cools et plus sereins. Ils arrivent plutôt l'après-midi ce qui laisse une matinée plus tranquille à ceux qui sont présents dès l'ouverture.

Une signalétique trop rare comparativement aux autres années, j'ai croisé un grand nombre de personnes complètement perdues qui demandaient comment se rendre au stand souhaité.

Des allées beaucoup trop étroites, alors que la surface totale du salon n'était pas remplie.( ce qui montre aussi que certains éditeurs ne sont plus présents).

Je trouve très dommage que les éditeurs les plus connus soient tous rassemblés au même endroit, d'où la foule concentrée principalement à cet endroit là. Pourquoi ne pas les répartir au milieu des éditeurs moins connus qui ont aussi de très bons auteurs, ce qui leur permettrait d'avoir plus de visites car certaines allées étaient loin d'être remplies.

Côté bande dessinée, l'espace devrait être plus vaste, et le temps de dédicace plus long, en moyenne une demie heure pour deux dédicaces car il leur faut le temps de dessiner ca laisse imaginer la déception de ceux qui attendent pour rien , surtout quand on a un groupe de lecteurs, peu aimables qui vous font bien remarquer que ce sont eux les premiers car attendant depuis longtemps en prenant quasiment deux files ! Je veux bien le comprendre mais il y a une façon de le dire.

Ce salon attire aussi beaucoup de monde surtout pour voir des invités de renom et des "people". Pour la petite anecdote, je me suis retrouvée face à une horde de journalistes, des micros, des flashs et des hurlements pour .... Nabila. Une foule complètement hystérique ! Et juste à côté, Mme Claude Sarraute pourtant très connue, complètement étouffée par ces gens qui n'avaient aucun respect pour sa personne et son grand âge (90 ans, et toujours très sympathique et souriante).

Le côté positif : 

J'avais emmené quelques livres, autorisés cette année, dans la limite du raisonnable. Je suis donc allé à la rencontre des auteurs. Pour certains je n'avais pas de dédicace car déjà vus dans d'autres salons. Au passage, une petite bise à Jacques Olivier Bosco, Laurent Scalèse et Karine Giébel, un petit mot à Sire Cédric pour lui présenter ma fille, très intriguée par cet auteur et quelques minutes d'attente pour les dédicaces.

Valèrie Tong Cuong , qui m'a vraiment touchée avec son dernier livre "par amour". Elle l'a été aussi par ma visite et par les quelques discussions que nous avions deja eues sur le net.

Mathieu Ménégaux, cet auteur qui parle si bien des femmes dans "je me suis tue", et dont je vais lire son dernier roman, "le fils parfait" dont j'entends déjà beaucoup de bien.

Amelie Antoine, auteur de fidèle au poste et du roman que j'ai beaucoup aimé " Au nom de quoi"et avec qui j'ai pas mal discuté aussi par internet, mais c'est tellement mieux en vrai.

Sophie Aubard, une petite nouvelle, qui vient d'écrire son premier livre "Pas de deux" . Un très bon moment, comme si on se connaissait déjà un peu.

Valenti Musso, toujours souriant , dont le dernier roman est pour moi en cours de lecture.

J'ai remarqué que  la Romance et le New idylle ont énormément de fans, les files d'attentes étaient impressionnantes

Les auteurs m'ont semblé beaucoup plus détendus et disponibles qu'il y a quelques années. Je resterai cependant une adepte et une inconditionnelle des salons à taille normale, gratuits, où l'ambiance et familiale et conviviale et où on s'y sent comme chez soi. (Noeux les Mines, Lens, sont ceux dans lesquels je me suis rendue cette année et très bientôt les 24 et 25 juin prochain, St Maur en poche, à St Maur des Fossés). 

Voici quelques photos d'expos présentes, d'auteurs rencontrés et de personnalités aperçues au gré des mes ballades dans les allées.                       

 

    7

9        

6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

20170325_154408

                                                               

scalese

                             20170327_082727

   

    

sire cedric

                                               20170327_082008

 

                                                                                    

Karine Giebel

 

      

v musso

                                            17548781_10211991517363789_573531974_o

 

leila slimani

 

 V DIXEN

am lugand

     

17521853_10211991514643721_1023614314_o

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                             

 

20 

 

Mathieu MENEGAUX36

34

                                                        Sophie AUBARD

35

                                                              Amélie ANTOINE 

Posté par PAUSEPOLARS à 15:37 - Commentaires [2] - Permalien [#]

24 mars 2017

Salon du livre de Paris - Article le parisien

Voici l'article du parisien qui sort aujourd'hui et dans lequel j'ai pu me présenter un peu . Je serai demain au salon de Paris. Cependant, Je trouve très dommage que ce dernier ne soit pas accessible à tous par son entrée payante et très chère.

0001

 

0001

Posté par PAUSEPOLARS à 11:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 mars 2017

Dompteur d'anges - Claire Favan

115146408_o

Max Ender a passé quelques années en prison pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Il y vivra l'enfer car ceux qui sont sensés faire régner l'ordre ferment les yeux sur les violences que les codétenus lui assènent quotidiennement. Reconnu innocent, il n'a plus qu'un seul but,se venger et faire payer tous ceux qui l'ont envoyé en détention. Pour cela, il va enlever leurs enfants et les conditionner pour qu'ils deviennent de véritables bêtes sauvages et qu'ils punissent ses tortionnaires à sa place.
La vengeance semble acquise jusqu'à ce qu'un de ses enfants, ses anges, se sauve et disparaît dans la nature.

mon avis 0

 

 

 

C'est toujours avec beaucoup de plaisir et d'impatience que je me plonge dans la lecture d'un livre de Claire Favan. J'ai la chance de la rencontrer plusieurs fois par an en salon et sytématiquement cette réflexion me vient en tête, "Comment une femme aussi souriante, joviale et sympathique, peut nous emporter dans de telles histoires sordides, souvent inhumaines qui nous font froid dans le dos! Aurait-elle un peu de Docteur Jekyll et de Mister hyde ?
Après quelques pages, l'histoire prend une direction complètement inattendue, indirectement je m'étais préparée à un certain déroulement de l'histoire et des personnages et je me suis totalement trompée. La peur, l'angoisse m'ont souvent accompagnée, s'attaquer à des enfants est un exercice rare, il fallait oser sans pour autant sortir la boîte de Kleenex car la manipulation mentale de leur ravisseur en fera des monstres sanguinaires et sans scrupules.
Les personnages quel que soit leur rôle sont déterminés, rien ne les arrête. Je me suis pourtant attachée à l'un d'eux ... a tort ou à raison ...
Il est pour moi assez difficile de faire cette chronique, sans rien dévoiler, le but étant de vous laisser bercer par cette couverture magnifique et pourtant pleine de significations.
Dompteur d'anges - Claire Favan - parution février 2017 - Editions Robert Laffont la bête noire que je remercie pour cette lecture.

Quelques mots sur Claire Favan

Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit pendant son temps libre. Son premier thriller, Le Tueur intime, a reçu de nombreux prix . Son second volet, Le Tueur de l'ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards. Elle a également participé aux recueils de nouvelles du Collectif des auteurs du noir : Santé !Les Aventures du concierge masqué et Irradié. Après les succès remarqués d'Apnée noire et de Miettes de sang, et serre-moi fort .Claire Favan nous revient avec un thriller glaçant : Dompteur d'anges.
 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 11:44 - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 mars 2017

Je me suis tue - Mathieu MENEGAUX

20170316_203831_resized

 

Claire, 40 ans est mariée depuis quelques années avec Antoine. Directrice des ressources humaines, elle passe de plus en plus de temps sur son lieu de travail, pour s'abrutir, ne plus penser et contrer cette mélancolie qui ne la quitte plus depuis que les médecins lui ont annoncé qu'elle n'aurait jamais d'enfant.

Entre ses journées au travail, les diners entre amis et les repas d'affaires où elle accompagne son mari, la vie s'écoule, morne et sans surprise, jusqu'à ce jour où fatiguée, elle décide de quitter la soirée à laquelle elle assiste pour rentrer chez elle, Antoine rentrera de son côté. Elle loue un vélib, et dès qu'elle aura donné les premiers coups de pédale, sa vie va prendre un tournant inattendu, sa descente aux enfers va commencer.

Mon avis : 

Ce livre m'a été conseillé sur différents groupes et blogs, et c'est cette sublime couverture qui prend tout son sens lors de la lecture qui m'a définitivement incitée à le commencer.

J'en ressors complètement chamboulée, émue, ce roman est magnifique. Jamais je n'aurai pensé qu'un homme aurait su retranscrire de cette façon les états d'âmes, les pensées et les émois d'une femme. J'ai ressenti énormément de choses, la joie, la douleur, les moments de paniques et de déception comme si je les vivais moi-même.

Je ne peux en dévoiler plus, ce serait vous gâcher ce réel plaisir de lecture que je vous conseille grandement.

Je me suis tue - Mathieu Menegaux - parution janvier 2017 - Editions Points

Mathieu Menegaux vient de sortir son second roman "un fils parfait" aux Editions Grasset

Posté par PAUSEPOLARS à 14:26 - Commentaires [4] - Permalien [#]


17 mars 2017

Le somnanbule - Sébastian FITZEK

20170316_104637

 

 

Leo Nader a vécu une adolescence perturbée par de terribles crises de somnanbulisme. Un traitement auprès du psychiatre le Dr Vowarth fut nécessaire pendant plusieurs années.

Adulte, Leo se croit guéri , jusqu'a ce matin où il découvre à son réveil sa femme Nathalie, blessée, et qui a été ruée de coups. Sans plus d'explications, elle prépare quelques effets personnels et claque la porte de l'appartement. Quand il cherche à la rattraper, elle s'enfuit et disparaît. Leo se pose plein de questions, se croit coupable, pourtant il n'en a aucun souvenir. Ses crises de somnanbulisme l'auraient elles rattrapé ?

Une angoisse permanente

Dès les premières pages, l'angoisse est présente et le sera tout au long du roman. Je me suis mise dans la peau du personnage et cela m'a amené à me poser pas mal de questions : suis-je somnanbule sans le savoir ? Est ce que je me lève la nuit, pour faire la cuisine, le ménage ? dis comme cela ca peut paraître complètement absurde mais à la lecture du roman ca peut être totalement crédible et très stréssant. 

L'intrigue s'intensifie, certains passages sont effrayants, et il devient impératif d'arriver au dénouement. Les chapîtres sont cours et les pages se tournent à une vitesse stupéfiante, même si à certains moments il faut être assez attentif et concentré pour comprendre certaines explications.

Peu de personnages, mais qui ont un rôle très fort. J'ai vraiment eu peur pour Leo, il vit l'enfer, son entourage pense qu'il devient fou, mais comment leur prouver le contraire quand plus il tente de leur expliquer  et plus il s'enfonce dans des explications n'ayant ni queue ni tête. C'est vraiment un roman original, sans hémoglobine ou si peu, pour les amateurs de thrillers psychologiques. J'avais tellement envie de savoir et de comprendre qu'il ne m'a fallut que 24 heures pour le lire.

Une lecture originale et très intéressante que je vous conseille. J'ai beaucoup apprécié aussi la couverture, personnages flous de côté et visage effacé de face.

C'est le premier roman que je lis de Sebastian Fitzek et je pense ne pas m'arrêter là.

Quelques mots sur l'auteur :

Né à Berlin en 1971, Sebastian Fitzek est le numéro 1 du thriller en Allemagne. Il est l’auteur du best-seller Thérapie et de cinq autres romans, dont Ne les crois pas, tous parus à l’Archipel.  L’Inciseur (2015), coécrit avec le médecin légiste Michael Tsokos, et Mémoire cachée (2016). Dès le premier roman, sans effort promotionnel particulier, le succès fut au rendez-vous. 

Il sera a Quais du Polar à Lyon du 31 Mars au 02 avril.

Le Somnanbule - Sebastian Fitzek - parution mars 2016 - Editions l'Archipel que je remercie pour cette lecture 
 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 13:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 mars 2017

De tes nouvelles - Agnès Ledig

20170313_114841_resized

 

Nous retrouvons avec bonheur les personnages de "On regrettera plus tard" que j'avais chroniqué ici 

Valentine vit toujours dans son corps de ferme avec à proximité son voisin Gustave, et Gaël, son confident, son frère de coeur. Eric jeune veuf vivant dans une roulotte avec sa fille Anna-Nina est de retour chez Valentine pour le plus grand bonheur de tous. Valentine espère que cette fois elle aura le temps de mieux connaître Eric qui avait déjà fait battre son coeur et peut-être envisager de construire une vie de couple épanouissante et durable. C'est sans compter sur un évènement imprévu qui va la tracasser, la bouleverser.

Anna-Nina grandit sereinement, très complice avec Gustave ce vieux monsieur qui lui fait découvrir la campagne et lui trouve des occupations qui passionnent la fillette. Gustave retrouve un élan de jeunesse avec cette petite fille si pétillante et attachante.

Gaël est desormais seul, sa femme est partie pour faire sa vie avec une autre. Il rumine, il erre, ressasse les souvenirs et voudrait surtout retrouver l'amour. Pour cela, il doit se remettre en question, changer quelques petites choses dans son quotidien, avec l'aide de ses amis.

Mon avis :

C'est un bonheur sans cesse renouvelé la lecture des livres d'Agnés Ledig. Les personnages sont tous très attachants malgré leurs caractères différents, vivent une vie simple dans la campagne, loin de la ville et de ses envies de consommation. L'amitié à une importance très forte et on aimerait tous je pense avoir des amis aussi proches et disponibles.

"On a plus de risques de se perdre en s'aimant amants qu'en s'aimant amis".

Ce livre fait énormément de bien, c'est pour cela que j'attends toujours la sortie des livres d'Agnès avec une grande impatience. On a tous aujourd'hui le besoin de s'évader en lisant, de lire de belles choses de la vie.

De tes nouvelles - Agnès Ledig - parution Mars 2017 - Editions Albin Michel que je remercie pour cette lecture

 

Posté par PAUSEPOLARS à 11:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 mars 2017

Rien ne se perd -Cloé Mehdi

179_photo_prod

 Au travers de Mattia, ce garçon de 11ans, livré à lui même et n'ayant plus aucun repère, Cloé Mehdi nous décrit avec justesse et noirceur, la vie d'un quartier où les contrôles de police sont nombreux. Mattia cherche à comprendre ce qui se passe dans la rue, seul lieu où il peut encore apprendre la vie. Son père s'est suicidé, sa mère l'a abandonné en demandant à zè, jeune homme de 24 ans, de devenir son tuteur, mais ce dernier ne s'en occupe que très occasionnellement, préférant gérer sa compagne adepte des tentatives de suicide.

Autour de Mattia plane en permanence le fantôme de Saïd, ce jeune qui a été tué quinze ans auparavant lors d'un contrôle de police qui a dégénéré. Des tags représentant son visage sont tagués sur les murs du quartier, en peinture rouge, synonyme de sang. Même si personne n'a oublié, l'auteur de ces tags veut que la policie n'oublie pas, qu'elle ait en face d'elle le visage de ce jeune qu'elle a tué. La tension monte, les gens parlent ....Mattia ne comprend pas pourquoi des individus le suivent, le questionnent, le passé n'est-il finalement pas enterré ?

Mon avis :

Chloé Medhi nous dépeint avec des mots forts ces faits qui arrivent malheureusement trop souvent lors de contrôles de police mais surtout, ce qui est beaucoup plus rarement décrit, la vie de ces familles qui ont perdu un proche dans ces circonstances. Elles essayent de survivre, de réagir mais difficile de pardonner à ce pays qui vous a tué votre enfant, votre frère, votre soeur, un être que vous aimiez et qui faisait partie de vous.

Ce roman n'est malheureusement pas qu'une fiction et je le déplore dès que j'ouvre la télé ou le journal à la page des faits d'hiver. Cependant il est sensiblement "anti-flic" car on pourrait penser que ces derniers font ce qu'ils veulent lorsqu'ils sont en poste, et qu'ils s'en sortent toujours. Ca n'est nullement le cas et c'est là que la fiction s'arrête. La réalité est toute autre et je parle en connaissance de cause. J'aurais vraiment aimé rencontré l'auteur et pouvoir en discuter avec elle. Même si nous avons chacun nos idées sur la question, il est utile et constructif de pouvoir maintenir le dialogue.

Un roman que j'ai eu plaisir à lire car l'écriture est maitrisée et fait ressortir avec précision les points importants de cette histoire : la vengeance, la survie, le mal-être. Je remercie Jigal de me l'avoir fait découvrir.

Rien ne se perd - Cloé Mehdi - parution Mai 1016

Ce roman noir a remporté trois prix : le Prix Étudiant du Polar 2016, le Prix Dora Suarez 2017 ainsi que le Prix Mystère de la Critique 2017.

 

 

 

Posté par PAUSEPOLARS à 19:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 mars 2017

Block 46 - Johana GUSTAWSSON

20170311_085549_resized_1

A Falkenberg en Suède, un corps de femme mutilé est découvert par Le commissaire Bergström. A Londres, Emily Roy profileuse renommée enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les blessures sont similaires à celles de la victime suédoise : la trachée ouverte, les yeux énuclées et la lettre Y gravée sur le bras. Cela semble être commis par la même personne mais pourquoi dans des pays différents avec différentes sortes de victimes ?

Alexis Castells, écrivaine spécialisée dans les tueurs en série va accompagner Emily dans cette enquête qui va les mener dans le camp de Buchenwald où les pires atrocités ont été commises en 1944. Lh'orreur les attend , il va leur falloir du cran pour affronter ce tueur.

Mon avis :

Un livre original par le fait d'oser parler des camps de concentration au coeur même d'une enquête de police. Johana Gustawsson est petite fille de déporté et on sent dans ses mots, ses phrases, l'attachement qu'elle porte à ce sujet, sans aigreur sans vengeance simplement pour rendre hommage et pour ne jamais oublier. 

C'est une roman chorale où les châpitres alternent entre les pays et entre le passé et le présent. Les meurtres d'enfants sont abordés avec avec beaucoup de détails qui montrent que le genre humain peut être abject, destructeur, et c'est en même temps très touchant quand on pense à la souffrance de ces enfants. On y découvre un meurtrier marqué par la vie, rusé et monstrueux.

Je me suis attachée à ce duo d'enquêtrices déterminées et différentes des clichés que l'on a l'habitude de rencontrer dans les romans, pas de soucis sentimentaux, ni d'addiction à la drogue ou à l'alcool. Ces deux jeunes femmes brillent par leur détermination et leur entêtement. J'ai hâte de les retrouver dans une nouvelle histoire.

Un moment de lecture rempli d'émotions : haine, colère, respect pour ces victimes et heureuse du dénouement. Un livre à ne pas manquer.

J'ai rencontré Johana Gustawsson hier à Polars Lens, une jeune femme très souriante et proche de ses lecteurs. 

7

 

Son nouveau livre  sort le 15 mars et j'ai eu la chance de pouvoir me le procurer sur le salon. Je vous en reparle très bientôt

1703 - Mor_3

 

Block 46 - Johana Gustawsson - Parution Octobre 2015 aux Editons Bragelonne

chez Milady Thriller en format poche - Octobre 2016

 

Posté par PAUSEPOLARS à 13:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 mars 2017

Surtensions - Olivier Norek

110040440                            norek     

 

4ème de couverture

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels - un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur - se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

 

Après Code 93 et Territoires , Olivier Norek nous entraine de nouveau  dans la noirceur de notre société  et il le fait très habilement au travers de Victor Coste et son équipe du SDPJ 93 . Ces policiers, on a l'impression de bien les connaitre et de les croiser régulièrement lors de notre quotidien. Dans ce roman, plusieurs histoires en parallèle qui s'imbriquent les unes dans les autres ........Surtensions porte bien son nom  car s'y retrouvent des ingrédients incontournables : Trahisons, vengeances, règlements de compte, amitié, amour et sentiments.

Nous cotoyons le monde carcéral empli de braqueurs, violeurs, pedophiles , assassins et son monde impitoyable (chantage, torture , drogue) . Ce qui s'y passe est effrayant, parfois insoutenable .Meme si c'est une fiction , Olivier Norek est policier de métier et étant touchée de près par cette profession, je retrouve tout au long de ce livre un langage et des situtations qui sont fidèles à la réalité.

Un kidnapping , un braquage entrainent Coste et ses équipiers dans une enquéte compliquée, parfois difficilement supportable , un passage m'a particulièrement émue et aussi emplie de haine, j'ai eu a ce moment là des envies de meurtres .

Coste se pose de plus en plus de questions, se met en danger et prouve que le mot "équipe" à un sens à ses yeux . Ca n'est pas chacun pour soi , c'est un travail commun et il le prouvera à un moment précis du livre .... mais pour le savoir , lisez-le vite .

 

FullSizeRender

 

Surtensions  - Olivier Norek - Parution Mars 2016 - Editions Michel Lafon  . 

Il est sorti en format poche chez pocket depuis le 09 Mars 2017

 

Posté par PAUSEPOLARS à 14:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]