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Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C'est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais. Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n'y a pas de place pour l'amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde.

Mon avis :

Lale Sokolov a réellement existé et pendant trois ans il s'est confié à Heather Morris à raison de deux à trois rendez-vous par semaine. Le temps pour lui, car il savait que ses années étaient comptées, de raconter ce cauchemar dans les camps de la mort, mais aussi son attirance pour Gita. Cet homme jeune et déterminé n'a reculé devant rien pour voir furtivement cette fille dont il est tombé amoureux au premier regard. C'est certainement ce qui l'a aidé à survivre, ces jours, ces années, entourés par des fours crématoires et des hommes remplis de haine. Le froid, la chaleur et la faim ont décimé de nombreuses personnes dans les camps de concentration. Lale a eu la chance de ne pas être le plus mal loti car avec son rôle de tatoueur, il était un peu moins surveillé que les autres et pouvait aller un peu partout dans l'enceinte du camps. Un homme courageux, débrouillard qui ne doit sa survie qu'a l'espoir et surtout à l'amour. Son seul but, revoir Gita, quelques minutes au détour d'un block, un baiser volé, furtif, une relation qui ne demande qu'à s'épanouir.

Un livre qui m'a vraiment émue car l'auteur a su par une écriture fluide, simple et sans longueur faire ressortir toute l'horreur de cette période et tous ceux qui furent enfermés à Auschwitz. Les sentiments sont retranscris d'une manière très émouvante et les personnages deviennent très vite attachants, Lale, Gita mais aussi tous ceux avec qui ils ont partagé leurs dortoirs et leurs journées de travail harassantes.

Un récit, un témoignage qu'il faut lire mais qu'il faut aussi transmettre, un livre hommage rempli d'espoir. Une couverture magnifique, pleine de sens et tellement en parfaite adéquation avec l'histoire.

Le tatoueur d'Auschwitz - Heather Morris - Parution mai 2018 - City editions