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 Quelques mots  sur l'auteur :

Didier Fossey est né à Paris.

Après 15 ans dans la restauration durant lesquels il a été, entre autres, serveur à bord du célèbre paquebot « Le France » avant d’ouvrir son propre restaurant dans le Sud-ouest, il a changé de cap en 1983, et a intégré la Police Nationale.

 Pendant 18 années, il a fait partie de la B.A.C. parisienne et a opté ensuite pour des services plus calmes. Mais après 31 ans au sein de la Police Nationale, l’heure de la retraite à enfin sonné ! Et il compte bien désormais profiter de son temps libre pour écrire davantage.

 Son goût pour les mots, il le tient de sa grand-mère, avec laquelle il a passé une grande partie de son enfance, et qui veilla toujours à ce qu’il s’instruise par la lecture et soigne son écriture. Après avoir retrouvé des textes écrits autrefois pour le plaisir, il se lance dans l’écriture de son premier polar, publié en 2010.

 Fort de cette expérience et de son succès auprès des lecteurs, il renouvellera l’expérience en 2011. Puis, en 2014, sollicité par un nouvel éditeur, il écrit un roman d’action et continue en écrivant Burn-Out, publié, en 2015, chez Flamant Noir, maison d’édition qui rééditera prochainement ses deux premiers livres. 

4ème de couverture :

Paris. Avril 2014. Une série de vols d'objets d'art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup, mais, lors d'une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d'indices. Ses collègues présents sur place n'ont rien vu. Boris Le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l'affaire. Malgré son manque d'effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d’un de ses hommes... Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel. C’est un monde désenchanté, un monde dans lequel l'histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c'est tout. Certains flics boivent pour oublier, d'autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible... BURN-OUT, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s'alourdit de quelques cauchemars...

Le titre est déjà évocateur car burn- out, qui correspond à l'épuisement professionnel est un mot qui revient de plus en plus dans les conversations , toutes professions confondues . Dans les differents groupes de lecture et les réseaux sociaux,  ce livre , paru en 2015 a été beaucoup évoqué , année difficile pour les francais et pendant laquelle ceux-ci ont découvert de plus en plus en détail le métier de policier.

Les cimetières parisiens sont pillés et délestés de leurs objets d'art , la BAC (brigade anti criminalité) est chargée de l'affaire et le mot d'ordre est de la résoudre au plus tot . On s'imisce alors dans la vie  quotidienne des brigades , les heures de planque , les informations recueillies et loin d'etre fiables , des heures de travail qui atteignent bien plus de 8heures par jour, la fatigue,le stress, une réalité du quotidien bien sombre, violence physique et surtout morale. Ces conditions de vie ont forcément un impact sur la vie privée des gardiens de la paix , le manque d'effectifs et le peu de soutien hiérachique sont  des élémentS qui ont de grosses conséquences  : les congès sont difficiles a poser, les reunions de famille bien trop rares et les conjoints  qui deviennent de plus en plus indépendants dans la gestion du quotidien , la vie de couple n'est parfois plus qu'une facade ....

L'alcool aide bien souvent ( ca n'est pas une généralité heureusement) a pallier problèmes professionnels et vie privée . Cette profession reste celle dans laquelle il y a le plus de suicides et le plus de divorces.

L'histoire est très bien construite, les chapitres sont courts et on a tout simplement pas envie de lacher ce livre avant la fin.

Je m'y suis plongée , pas forcément pour l'histoire en elle-meme mais surtout pour les différents aspects du métier de gardien de la paix, avec beaucoup d'intéret et de curiosité. 

J'avoue très franchement Mr Didier Fossey vous m'avez touchée, émue tout simplement parce que cette vie là, je la connais bien et ce depuis 30 ans. Je suis  épouse de gardien de la paix .Meme si le mot d'ordre  a toujours été de ne pas imposer notre vie professionnelle a la maison, depuis quelques années la donne a changé . Le besoin de parler , de décrire ce desarroi quotidien est plus que nécessaire. En ces périodes sombres surtout depuis 2015 , je me pose plein de questions , suis plus facilement inquiete et a juste titre car le morale fluctue énormement et les agressions physiques aussi. Mais nous sommes soudés nous tenons bon et une attente de plus en plus pressente, la retraite.

Je ne veux aucunement vous démoraliser par cette chronique, et j'espère que vous lirez ce livre qui reste un roman , avec une histoire, une intrigue qui tient en haleine , un très bon moment de lecture. N'oubliez pas que c'est une fiction meme si la realité est bien présente dans ce livre 

Merci a Nathalie  pour m'avoir confié ce livre .

Burn-out de Didier Fossey  - parution Mars 2015 chez Flamand noir editions