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Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée  de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le coeur lourd.Car aujourd’hui, Maggie Fuller, jeune veuve au fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une sage-femme féministe, entre au service des très riches Lyon-Thorpe. Elle qui rêvait de partir en Amérique et de devenir médecin va s’installer dans une chambre de bonne. Intégrer la petite armée de domestiques semblant vivre encore au siècle précédent n’est pas chose aisée pour cette jeune femme cultivée et émancipée. Mais Maggie va bientôt découvrir qu’elle n’est pas seule à se sentir prise au piège à Sheperd Houseet que, contre toute attente, son douloureux échec sera le début d’un long chemin passionnel vers la liberté.

Mon avis : 

Une couverture que l'on remarque pour sa touche féminine, son romantisme et sa fragilité. Cela correspond totalement au personnage principal, Maggie Fuller. Dès les premières pages et l'arrivée de cette jeune femme dans ce manoir, j'ai eu l'impression de me trouver dans un épisode de Dowtown abbeye, cette série britannique où se succèdent, secrets de famille, amour, rivalité, rumeurs et cancans dans une famille anglaise qui emploie de nombreux domestiques.

J'ai été charmée par la détermination et l'ambition de cette jeune femme de 26 ans qui ne baisse pas les bras, malgré les échecs et les évènements malheureux qui ont jalonné sa vie. Elle avait de beaux projets, avait idealisé le mariage, l'amour et aucun de ses souhaits et envies ne se sont réalisés. Elle garde la tête haute, vient en aide à ceux qui l'entourent et semble se résigner à changer de vie. Elle fait son entrée à Sheperd House comme si elle rentrait au couvent. 

De nombreux autres personnages vont côtoyer Maggie, tous de caractères différents ils ne seront pas insensibles à cette jeune femme aux idées modernes qui a une grande ouverture d'esprit et qui défend haut et fort ses idées.

Ce fut un immense plaisir  de découvrir " l'aile aux vierges" car l'histoire m'a de suite passionnée et entraînée dans un tourbillon semblable à "Autant en emporte le vent". L'amour est là à chaque page, fraternel, paternel, interdit, mais tellement doux et décrit avec beaucoup de pudeur, d'humour aussi parfois.

Maggie est une héroïne, une sacrée femme que j'aurais voulu accompagner encore un peu. 

L'écriture est très agréable, fluide, sans longueur. Ce roman est un petit bijou.

L'aile des vierges - Laurence Peyrin - Parution Mars 2018 - Editions Calmann Levy