solene

Mati a neuf ans, un âge où l'on a besoin de tendresse, de calins et d'amour. Son père, veuf n'arrive pas à remonter la pente depuis le décès de sa femme. Sa maison, un mausolée où tout rappelle l'absente. La grand-mère de Mati, s'efforce de rendre la vie de la fillette plus sereine et à elle seule, peut-être remplacer ce père qui n'assume plus son rôle. 

La vie reprend son cours, jusqu'a ce jour où Mati ne rentre pas de l'école. L'angoisse est palpable, on imagine tout, bien sûr le pire ... Pourtant tout partait d'une bonne intention.

 Mon avis : 

 Contrairement à beaucoup de lecteurs, c'est le premier livre que je lis de Solène. Je ne peux donc faire aucun comparatif avec son précédent thriller, "un sac" qui a souvent été très bien perçu par les lecteurs et je ne manquerai pas bien sûr de le lire prochainement.

J'ai eu l'impression de lire un conte au travers de ces pages emplies de mots poétiques pour parler d'un sujet grave : la manipulation, les secrets et les non-dits au sein d'une famille. Poésie et noirceur, il faut un réel talent pour attirer et intéresser le lecteur tout au long de ces 223 pages. Pas de sang, pas de meurtres, tout passe par les mots pour décrire cette famille qui par trop d'amour se détruit à petit feu.

Pourtant, l'émotion est présente avec la rencontre de deux êtres emplis d'innocence. Mati, perdue, délaissée qui survit depuis la mort de sa mère dans un environnement morne, terne et qui ressent le besoin de lui écrire des lettres, et a travers elles, de lui dire son chagrin. Un jour tout s'éclaire, Mati réapprend à sourire et à espérer quand elle rencontre Rémi. Ce garçon différent, incompris par sa mère, inexistant auprès de ses collègues de travail mais qui a besoin de parler, d'échanger, de faire plaisir à quelqu'un, Mati sera la personne idéale. A partir de ce jour, tout va changer, l'horreur, sournoise et jusqu'ici tapie dans l'ombre va s'imposer.

j'aurais tellement voulu être actrice dans ce livre, consoler Mati, combler son manque. Secouer ce père et lui démontrer que la vie malgré les coups durs vaut le coup d'être vécue. Bien d'autres gestes encore mais je ne vous les révélerai pas, ce serait vous dévoiler le principal, pourtant j'en aurai encore beaucoup à dire sur ce formidable roman. Une chose pourtant à ne jamais oublier : méfiez-vous des apparences !

Une bonne intention - Solène BAKOWSKI - parution juin 2017 uniquement en e-book sur Amazon et dans quelques mois en version papier chez Bragelonne et Milady thriller.

Solène BAKOWSKI à eu la gentillesse de me faire lire son livre avant sa sortie et a accepter de répondre à quelques unes de mes questions afin qu'on la connaisse un peu mieux  ! Si je peux vous donner un conseil, gardez son nom en mémoire, elle risque encore de nous surprendre. 

  19239770_1579548375422583_2042921602_n

 

Quel a été l’élément déclencheur qui t'a conduit vers l'écriture ?

 C’est difficile à dire car j’écris depuis toute petite. J’ai très tôt senti que j’avais ça en moi, l’envie, le besoin, je ne sais pas trop comment l’appeler.

À sept ans, j’écrivais des poèmes et des pièces de théâtre, à 9 ans je rédigeais des articles pour le journal de l’école, à l’adolescence je noircissais les pages d’un journal intime. J’étais une adolescente sage mais complexée, discrète, mal à l’aise à l’oral. L’écriture me permettait d’aller au-delà de ces barrières, les mots ont toujours été plus facile à écrire qu’à dire, en ce qui me concerne. Pourtant, je ne me suis sentie capable de rédiger un roman entier qu’à l’âge adulte.

Quels sont les auteurs qui t'inspirent ? Ceux dont tu ne rates jamais les sorties ?  Lis-tu beaucoup ?

 Les auteurs qui m’inspirent sont des auteurs classiques, du 19ème, ou plus modernes, avec Camus, Saint-Exupéry, Céline, entre autres. J’aime aussi le côté transgressif d’un Mo Yan. Je suis globalement très sensible au style, à la langue. À la limite, on peut me raconter n’importe quoi, si on me le dit bien, je suis prête à tout entendre J

Récemment, j’ai découvert Hervé Commère. J’aime beaucoup ce qu’il fait. Il y a aussi Olivier Bourdeaut, avec son En attendant Bojangles, qui m’a subjuguée. Il fait partie de ceux que je suivrai.

Je lis énormément.

 Combien de temps consacres-tu par jour à l'écriture ?

 Entre quatre et cinq heures par jour, week-end compris. Mais le reste du temps, même si je ne tape pas sur mon clavier, je réfléchis à mon histoire en cours, ou aux suivantes.

 Dans quelle pièce de ton habitation te sens-tu  le plus à l'aise pour écrire ?

 J’habite dans un petit appartement parisien, où ma chambre fait aussi office de bureau. C’est là que j’écris.

 Vas -tu de temps en temps à la rencontre de tes lecteurs ?

 Autant que possible. J’essaie de toujours répondre positivement quand on m’invite à des salons ou en librairies. Ce sont toujours des moments précieux, où je réalise que les personnages ne m’appartiennent plus. Et c’est très bien ainsi J  Ces échanges sont magiques, ce sont de belles rencontres à chaque fois.